Paris aurait vendu au Caire trente avions de combat Dassault pour un montant de près de 4 milliards d'euros. Un choix fort de la part de l'Élysée qui, après deux années de froid avec le pouvoir égyptien, envoie aussi un signal fort à la Turquie d'Erdogan en renforçant un des concurrents directs du « raïs » en Méditerranée.
Avec la vente de Rafale à l’Égypte, la France fait le choix de Sissi contre Erdogan

Il s'agit d'une tradition en temps de ramadan. Chaque année dans les foyers et les rues du Caire, les séries télévisées à la gloire de la nation inondent les écrans de télévision. Ces jours-ci, l’une d’entre elles bat tous les records d’audience. Elle s'appelle Al Ikhtiyar, « le choix » en arabe. La fiction revient sur les grands événements qui ont façonné l’Égypte depuis 2013 et l’arrivée au pouvoir d’Abdel Fattah al Sissi.Elle prend la forme d'un biopic à la gloire du maréchal-président avec une interprétation toute personnelle de l’histoire récente. Comme pour le massacre de la place Rabia al-Adawyia. En juillet 2013, dans la foulée du coup d’État militaire qui a abouti à la destitution de l’homme des Frères musulmans, Mohamed Morsi, les forces de sécurité avaient fait un millier de morts parmi la foule. Ici, les militants pacifistes se sont transformés en terroristes armés jusqu’aux dents et Sissi en héros du peuple.Diplomatie de l'armementS’ils ont pu en voir quelques épisodes sur le Net, les « conseillers Proche-Orient » de l’Élysée auront sans doute été séduits par un personnage d'une telle envergure et par un feuilleton au nom prédestiné. Car si les informations du...