Une quarantaine de militantes ont fait empêcher l'avant-première de se tenir, à la veille de la sortie du film "J'accuse" de Roman Polanski.
Avant-première de "J'accuse" annulée à Paris : "On appelle tous les cinémas à ne pas projeter ce film, à arrêter de projeter l'œuvre d'un violeur"

Un groupe de féministes indépendantes a bloqué l'avant-première de J'accuse, le dernier film du réalisateur Roman Polanski, qui devait se dérouler mardi 12 novembre au cinéma Champollion dans le 5e arrondissement de Paris, a constaté la journaliste de franceinfo sur place.

Roman Polanski est accusé par Valentine Monnier de l'avoir violée en 1975, alors qu'elle avait 18 ans. "On appelle tous les cinémas à ne pas projeter ce film, à arrêter de projeter l'œuvre de violeur", explique sur franceinfo Chloé Madesta, membre de ce groupe composé d'une quarantaine de femmes. Elles ont déployé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "Polanski, violeur, fin de l'omerta dans le monde du cinéma".

Donner presse à ce genre de prédateurs sexuels, c'est aussi les protéger.

Chloé Madesta

à franceinfo

"Polanski, violeur, public complice", ont également scandé les manifestantes."On ne pense pas que ce soit anodin d'acheter un ticket de cinéma et de projeter ce film dans son cinéma, ce n'est pas rien, c'est quand même un acte politique, du côté des spectateurs on appelle aussi au boycott. Quand on achète un ticket de cinéma on permet de protéger la personne...

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