Elle était considérée comme l'une de ces femmes qui ont eu le courage de dénoncer les sévices sexuels dont elles se disaient victimes. Trois ans après #MeToo, Solveig Halloin devait pourtant se retrouver, ce vendredi 18 juin, devant les tribunaux, accusée de diffamation par celui qu'elle accusait, l'acteur de théâtre Philippe Caubère. Mais la militante a fait faux bond.
Au procès en diffamation de Solveig Halloin, on a aussi jugé les dérives de #MeToo

Une audience étrange se tenait ce 18 juin dans la salle 244 du nouveau Palais de justice de Paris. Pas de presse, ou presque. Ce vendredi, la magistrate Roïa Palti préside le tribunal, épaulées de deux assesseures, d'une huissière et de la greffière. En face, la procureure de la République patiente. La 17e chambre correctionnelle, réservée aux délits de presse et notamment aux procédures en diffamation, est exclusivement féminine. L'huissière égrène les dossiers, la procureure maintient le calendrier fixé et la présidente expédie les affaires courantes. Au premier rang, une avocate trépigne : maître Marie Dosé représente l'acteur de théâtre Philippe Caubère, retenu à Avignon pour la préparation du festival, et que la militante des droits des animaux Solveig Halloin a accusé de viol.Son dossier va réveiller l'assistance. « Affaire Solveig Halloin, Philippe Caubère », annonce l'huissière en déposant un épais dossier sur le bureau de la présidente. Marie Dosé se lève, regarde brièvement la salle. En face : personne. « Pour Madame Solveig Halloin ? Personne n’est là pour elle ? », demande la présidente. La prévenue est absente et n'est pas représentée par un avocat. Elle n'a...

En participant à notre grand jeu de l'été, remportez des chèques cadeaux d'une valeur de 500 € et un mois gratuit à notre offre de divertissement Hedony !