Le Franco-marocain de 27 ans, auteur du premier attentat jihadiste en prison en France, en 2016, a laissé entendre à l'audience qu'il avait changé ces deux dernières années. Ce qui n'a pas semblé émouvoir l'avocat général.
Au premier jour de son procès, les larmes de Bilal Taghi, jugé pour avoir tenté d'assassiner deux surveillants de prison

Longtemps, son seul regret fut de n'avoir pas réussi à tuer un gardien de prison au nom du groupe Etat islamique. Aux assises de Paris, face à ses anciens surveillants, le détenu radicalisé Bilal Taghi a tenté, mardi 19 novembre, de formuler des excuses, secoué de sanglots. "C'est ça qui me travaille, ce que j'ai fait... Putain j'suis vraiment désolé", a-t-il dit d'une voix étranglée.

Bilal Taghi s'est ensuite tourné vers les surveillants qu'il a violemment poignardés le 4 septembre 2016 dans un couloir de la prison d'Osny (Val-d'Oise). Il a réprimé un sanglot, puis a repoussé brusquement le micro devant lui et s'est assis dans le box. Il laisse entendre qu'il avait changé, ces deux dernières années, au contact d'un psychologue et d'un imam à la prison de Moulin-Yzeure (Allier) où il est incarcéré.

Premier attentat jihadiste en prison en France

La présidente de la cour d'assises spéciale de Paris, Emmanuelle Bessone, l'a ensuite ramené aux débats qui portent, en ce premier jour d'audience, sur sa personnalité, lui qui est l'auteur du premier attentat jihadiste en prison en France. Car pour comprendre le geste de Bilal Taghi, Franco-Marocain de 27 ans,...

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