En raison de la pandémie de Covid-19 et de ses conséquences sur les économies de l'UE, le pacte de stabilité adopté en 1997 semble dépassé. Pour faire face aux investissements liés au changement climatique et la transition numérique, il faut à tout prix éviter un retour à la rigidité budgétaire.
Assouplir le cadre budgétaire européen, un impératif

Editorial du « Monde ». Le débat est ouvert et il est crucial. En lançant, mardi 19 octobre, une consultation sur l’assouplissement des règles budgétaires de la zone euro, la Commission européenne a engagé un chantier dont l’aboutissement est essentiel pour l’objectif, encore lointain, de convergence des économies européennes.

Il s’agit du fameux pacte de stabilité et de croissance, adopté en 1997, pour coordonner les politiques budgétaires nationales et éviter l’apparition de déficits budgétaires excessifs au sein des 19 pays qui utilisent la monnaie commune. A cette fin, deux règles ont été fixées : un seuil de 3 % du PIB à ne pas dépasser pour le déficit budgétaire et un autre de 60 % pour la dette.

La revendication d’une révision de ces critères n’est pas nouvelle : en 2018, le président Macron jugeait que ce débat relevait « d’un autre siècle ». C’était factuellement vrai ; ça l’est aussi économiquement, puisque le contexte des taux de croissance et des taux d’intérêt a radicalement changé par rapport à la fin du XXe siècle.

Mais, surtout, la pandémie a donné une acuité nouvelle...

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