Ces derniers temps, les injures à l'encontre de personnalités engagées, accusées d'être des traîtres à leur supposée « race », fleurissent. Venant souvent de militants se réclamant eux-mêmes de l'antiracisme.
"Arabe de service", "nègre de maison", "traître à ta race" : ce que cachent ces insultes

La formule, lancée en quelques pianotements sur Twitter, a tout de l’assignation identitaire la plus sommaire. Comme un exemple parfait de la grille de lecture racialiste qui gangrène certains cercles de l’antiracisme. Le 3 juin 2020, dans un tweet, le journaliste militant Taha Bouhafs traite Linda Kebbab, syndicaliste policière, d’« Arabe de service ».Son tort : avoir assuré sur France Info que la mort d’Adama Traoré, décédé après son arrestation par les gendarmes en juillet 2016, n’avait « absolument rien à voir, ni dans son histoire, ni dans son fond, ni dans sa technicité » avec celle de George Floyd, qui agitait alors les États-Unis. La policière décide de déposer plainte. Résultat : Taha Bouhafs devait comparaître ce mercredi 7 avril pour injure publique à l’encontre de Linda Kebbab à raison de son origine.0 argument et trop de haine en lui = injure publique à caractère raciste, de la part d’un journaliste. Raciste et pas courageux, il m’a bloquée. Assez de ses incitations à la haine, de ses mensonges et manipulations. JE DÉPOSE PLAINTE pic.twitter.com/l0OGMKcNSW— Linda Kebbab (@LindaKebbab) June 3, 2020Vision binaireUn constat s’impose : Linda Kebbab est loin d’être la...

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