"HIRAK" - Une foule d'une ampleur considérable a manifesté vendredi 6 décembre à Alger, à quelques jours de l'élection présidentielle. Un scrutin massivement rejeté par les Algériens, qui réclament le démantèlement du "système" au pouvoir.
Algérie : une marée humaine dans les rues à une semaine de l'élection présidentielle

Le "Hirak" ("mouvement") ne faiblit pas en Algérie. Des milliers de manifestants ont battu le pavé vendredi 6 décembre à travers tout le pays, avec un seul mot d'ordre : le rejet de la prochaine élection présidentielle. Le scrutin, prévu le 12 décembre, est contesté par de nombreux citoyens, lesquels estiment qu'il ne vise qu'à permettre au pouvoir de se régénérer.

La mobilisation, impossible à évaluer précisément faute notamment de comptage officiel, semblait comparable à celle du 1er novembre - 65e anniversaire du début de la guerre d'indépendance - et à celles des plus grandes manifestations de mars, avril et mai. Selon des journalistes locaux et les réseaux sociaux, l'ampleur des manifestations était identique à celle du printemps à Oran et Constantine (2e et 3e villes du pays) ou en Kabylie (nord), et d'autres cortèges importants ont été recensés dans de nombreuses villes. Après avoir obtenu en avril la démission d'Abdelaziz Bouteflika (...)

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