Depuis février 2019, le Hirak exprime l'exaspération d'une population qui étouffe dans un système politique opaque et toujours tenu par les militaires. L'urgence est désormais à l'ouverture d'un véritable dialogue.
Algérie : sortir de l’impasse après deux années de révolte

Editorial du « Monde ». Les anniversaires fournissent l’occasion de bilans, mais permettent aussi de se projeter dans l’avenir. Deux années après son déclenchement, le 22 février 2019, le Hirak, mouvement de protestation spontané et pacifique contre les dirigeants et le système politiques algériens, a un premier mérite : il reste vivant. En témoigne la mobilisation, lundi 22 février, malgré la répression et le Covid, de milliers de manifestants aux cris de « Les généraux à la poubelle » ou « Le peuple réclame l’indépendance », dans plusieurs villes du pays. Mais surtout, le Hirak exprime avec ténacité l’exaspération d’une population qui étouffe dans un système politique opaque aux institutions démocratiques factices, dont les militaires continuent de tirer les ficelles.

Pourtant, après un an de manifestations tous les vendredis et une autre année de protestations sporadiques, Covid oblige, force est de constater que le bilan est mitigé. Certes, les Algériens ont obtenu le départ du président Bouteflika après vingt ans de règne. Certes, ils ont ridiculisé, en s’abstenant massivement, la prétention de son...

Découvrez la plateforme Divertissement Planet + ! Profitez de l'offre dès maintenant !

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !