Retrouvé après l'intégration de son ADN dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques, le suspect a reconnu en garde à vue être l'auteur du meurtre.
Aisne : un homme mis en examen pour "homicide volontaire", vingt-sept ans après le meurtre d'une lycéenne de 17 ans

L'affaire Nadège Desnoix connaît un rebondissement inattendu, vingt-sept ans après les faits. Un homme, soupçonné du meurtre de cette lycéenne de 17 ans en 1994 à Château-Thierry (Aisne), a été mis en examen jeudi 2 décembre après avoir reconnu être l'auteur des faits lors de sa garde à vue, indique le parquet de Soissons. Il a été placé en détention provisoire.

Le suspect déjà condamné pour viol

Le probable dénouement de cet affaire a été rendu possible grâce à la génétique. L'ADN de cet homme, récemment mis en cause pour des violences conjugales, a en effet été ajouté au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) et une correspondance a pu être tablie avec l'ADN inconnu retrouvé sur la scène de crime, selon la source proche de l'enquête.

Le corps de Nadège Desnoix, 17 ans, avait été découvert sur le bord d'un chemin à proximité du lycée technique Jules Verne où elle était élève en classe de première. La victime, qui présentait des traces de strangulation, avait reçu plusieurs coups de couteau, notamment dans la région du coeur, mais n'avait pas subi de violences sexuelles, selon l'autopsie réalisée après...