En ce printemps austral, les trente personnes qui s'affairent sur l'"Arctic Sunrise", le bateau de Greenpeace croisant au large de la ville du Cap, ont de quoi se réjouir. A cet endroit de l'Atlantique, la vie sous-marine a repris, 12 ans après une interdiction d'y pêcher.
Afrique du Sud : les océans malades peuvent guérir, foi de Greenpeace

C'est autour du Mont Vema, une montagne sous-marine de 4 600 mètres, presque un Mont Blanc (4 800 mètres) frôlant la surface agitée de l’océan Atlantique (son pic est à -26 mètres), que les plongeurs de l'ONG Greenpeace ont fait la découverte : des homards, des écrevisses, beaucoup d'algues, des éponges et des poissons de toutes sortes. Des espèces qu'on n'avait plus vues dans les parages depuis bien longtemps. Depuis qu'en 2007, a lertée par les ravages de la surpêche, une commission intergouvernementale, l'Organisation des pêcheries de l'Atlantique du Sud-Est (SEAFO), avait strictement interdit aux chalutiers les abords du Mont Vema, à quelque 1 5 00 km au nord-ouest de la ville sud-africaine du Cap.

Un embargo radical

Douze ans plus tard, du pont de l'Arctic Sunrise, rien ne laisse deviner la faune et la flore qui foisonnent à quelques mètres de la surface. Et pourtant, les milliers de clichés et les heures de vidéo rapportés par les plongeurs l'attestent : la vie a repris au Mont Vema, un site découvert dans les années 1950. Leur mission de documenter les résultats du moratoire sur la pêche est encourageante. Equipés de caméras haute résolution et...

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