Redoutant l'implosion de la société israélienne, la coalition hétérogène qui dirige l'Etat hébreu tentait jusqu'à il y a peu d'avancer à petits pas, en évitant de mettre en œuvre un plan de paix aboutissant à la création de deux États. Or, ce choix de la paix intérieure n'a pas conjuré la menace de guerre extérieure.
"À refuser de choisir entre la paix et la guerre, Israël se condamne à la répétition d'un cycle infernal"

Vue de l’intérieur d’Israël, la guerre paraît une routine, pesante, à peine angoissante, mais une routine. Depuis plusieurs jours, les ­attentats qui se succèdent répondent aux appels lancés, depuis Gaza, par les chefs du Hamas. Au début du mois, l’un de ces chefs, Yahia Simwar, menaçait de déclencher une vague d’attentats dans le monde et de bombarder Israël avec les ­désormais habituelles salves de roquettes. Le gouvernement israélien, dont la survie politique tient du miracle, n’avait pourtant pris aucune initiative spectaculaire. Les rituelles échauffourées de la fin du ramadan à Jérusalem avaient seulement pris un tour plus violent, Israël ayant répliqué aux jets de pierres visant la foule du « Mur des lamentations » en poursuivant les agresseurs jusque dans la mosquée Al-Aqsa.À LIRE AUSSI : Israël : le Hamas demande aux Palestiniens de "sortir haches et fusils"Le Hamas a aussitôt accusé les juifs de préparer la destruction de la mosquée, ce qui relève du fantasme mais permet de motiver les terroristes. Depuis, les attentats à l’arme blanche ont provoqué la mort de 19 civils israéliens. Paradoxalement, le Hamas a bénéficié de la relance économique, qui amène des dizaines de...

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