La mobilisation contre la réforme des retraites a été importante dans la cité phocéenne, avec près de 150 000 manifestants, selon les syndicats, et 25 000, selon la préfecture de police.
A Marseille, face au « ras-le-bol généralisé », un air de convergence des luttes

Anne-Marie, 72 ans, est l’une des plus matinales sur le Vieux-Port, jeudi, bien avant l’arrivée des premiers bus de manifestants. « Gilet jaune » de la première heure et fidèle des samedis de contestation, cette ancienne aide-soignante est, cette fois-ci, accompagnée de sa fille Valérie, 47 ans, fonctionnaire médico-sanitaire au Conseil départemental. Pour la mère, c’est la énième manifestation mais pour la fille, la première fois qu’elle fait grève. L’une parle de sa pension « de misère » – « 590 euros pour avoir travaillé depuis l’âge de 17 ans » –, l’autre de sa future retraite « qui risque d’en prendre un coup avec la réforme ».

Pour cette première et massive démonstration des opposants à la réforme des retraites, les syndicats ont mobilisé, jeudi 5 décembre, leurs troupes habituelles à Marseille, tous parlant de taux de mobilisation proches des grèves de 1995 qui avaient eu raison du projet de loi Juppé. Avec 401 écoles élémentaires sur 470 fermées et des ordures ménagères qui commencent à s’amonceler dans les conteneurs sur la voie publique, Force ouvrière a battu le rappel dans ses fiefs...

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