Au travers d'une inversion de certains stéréotypes, le 46e festival du cinéma américain de Deauville dévoile un travail de mutation de l'image de l'homme et de la femme, près de trois ans après le début de la vague #MeToo.
À Deauville, le cinéma américain refaçonne l'image de la femme et de l'homme après le séisme #MeToo

Une jeune fille qui finance ses études à coups de scie à métaux, une lycéenne qui tente de noyer son chagrin en multipliant les conquêtes, des hommes déroutés, souvent plus sensibles que musclés... À Deauville, l'image de la femme comme de l'homme dans le cinéma américain évolue à la faveur des répercussions du mouvement #MeToo consécutif à l'affaire Weinstein.

"Les femmes au cinéma sont soit des putains soit des mères parfaites. Je voulais montrer une femme qui n'est pas parfaite, qui a ses propres rêves et n'est pas là pour aider l'homme", a expliqué mercredi Sabrina Doyle lors d'une conférence de presse au 46e festival du cinéma américain de Deauville. Son premier long métrage, Lorelei, est l'un des quinze films du cinéma indépendant américain en compétition. Huit sont signés par des femmes.

"Je voulais montrer que c'est possible d'être un homme pas traditionnel, un nouveau type d'homme, un nouveau type de femme." Weyland, le personnage masculin du film qui se retrouve beau-père de trois enfants à sa sortie de prison, "est idiot au début, pas à la fin. Je voulais faire un film qui rapproche, pas un film qui divise", a souligné la cinéaste...

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