La campagne 2019-2020 de blé tendre est catastrophique : les tonnages sont en baisse de 26 %. Une des trois pires années depuis vingt-cinq ans.
2020, sale année pour le blé

Rien n’aura été, cette année, pour le blé tendre français, la base pour fabriquer le pain. Au moment où on l’emblavait, à l’automne, il a tant plu sur une partie de la France que nombre d’agriculteurs ont dû renoncer aux semailles. Les surfaces consacrées au blé tendre ont reculé de 14,4 % par rapport à l’année précédente, selon les estimations du cabinet spécialisé Agritel (4,3 millions d’hectares). Puis, au moment où le blé est supposé se développer, au printemps, la sécheresse s’est installée, laissant des champs clairsemés. Résultat : une mauvaise moisson sur une grande moitié sud du pays. Une des trois pires des vingt-cinq dernières années, après 2003 et 2016. La France produira cette année environ 29,2 millions de tonnes de blé, 26 % de moins que l’an passé. Par rapport à la moyenne « olympique » sur cinq ans (en enlevant la meilleure et la pire année), le recul est de 20 %.

Certes, la France ne manquera pas de blé. Mais cette mauvaise moisson aura des répercussions économiques sévères. L’an passé, l’agriculture française a exporté vers le reste de l’Europe et ses grands clients (l’Egypte,...

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