La transgression volontaire, l'absence de langue de bois, et la volonté de rester l'homme qu'il était avant de devenir candidat, pourraient être fatals pour Zemmour comme elles l'avaient été fatals à Coluche en 1981, seul autre exemple d'un candidat pas issu du sérail qui avait percé de façon fulgurante dans les intentions de vote. Le point de vue de David Desgouilles, contributeur à « Marianne ».
"1981-2022 : Zemmour-Coluche, même combat ?"

Il faut bien se rendre à l’évidence : Éric Zemmour a réussi son entrée en campagne sans même annoncer sa candidature. Entre le mois de juin et cette troisième semaine de septembre, il est passé de 5 % à 11 % des intentions de vote, mordant à la fois sur les électorats de LR et de Dupont-Aignan. Et même de Marine Le Pen qui a franchi la barre des 20 %, mais en chutant, ce qui ne lui était pas arrivé depuis fort longtemps.Depuis que nous votons pour le président de la République au suffrage universel, c’est-à-dire depuis 1965 – les historiens du XIXe siècle me pardonneront de faire l’impasse sur l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte en 1848 – y a-t-il un précédent d’une personnalité publique qui n’était pas issue du sérail politique et a percé ainsi dans les intentions de vote ?Un seul exemple nous revient en mémoire et il faut remonter en 1981. Coluche avait annoncé sa candidature en octobre 1980 et avait atteint assez vite des niveaux de sondages à deux chiffres. Il avait finalement jeté l’éponge en mars. Notons qu’il existe deux exemples d’acteurs comiques ayant réussi en Europe. En Italie, s’il n’a pas atteint personnellement le pouvoir, Beppe Grillo a tout de même créé l’un...

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