Si ces lignes jaunes ne sont pas respectées, retraites de base et complémentaires seront amputées. Voici les astuces à connaître pour éviter cette situation.
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"On l'appelle Cuisse de Mouche fleur de banlieue. Sa taille est plus mince que la retraite des vieux" chantait Pierre Perret en 1994. Près d’un quart de siècle plus tard, la retraite des vieux est toujours aussi mince. Au point que près de 500 000 Français (253 000 ont plus de 65 ans) continue à travailler une fois retirés pour faire bouillir la marmite.

Travailler à la retraite : les conditions

En France, reprendre une activité lorsqu’on a quitté la vie active est légal. Mais, bien que le travail des retraités soit une excellente affaire pour la Collectivité puisque les cotisations payées sont versées à fonds perdus, les pouvoirs publics ont bridé le système : seuls les assurés sociaux ayant liquidé leur pension de pension de retraite à taux plein peuvent cumuler sans restriction une pension de retraite et un revenu d'activité. Si ce n’est pas le cas, danger !

Les assurés sociaux ne pouvant bénéficier du cumul intégral doivent se garder de franchir les lignes jaunes tracées par le régime général, le régime agricole et certains régimes spéciaux (industries électriques et gazières, SNCF, RATP, Banque de France, Clercs et employés de notaire, etc.).

Un plafond de revenus ne doit pas être franchi. Le total mensuel du revenu d’activité et des pensions de retraite (base + complémentaires) ne peut excéder la moyenne mensuelle des revenus d’activité des 3 derniers mois civils (ou 1,6 fois le Smic si ce montant est plus avantageux).

Exemple : né en 1955, Michel a quitté la vie active dès qu’il a atteint l’âge légal de la retraite (62 ans), mais sans détenir les 165 trimestres (41 ans et 3 mois) requis pour partir à taux plein. Durant ses 3 derniers mois d’activité, il était payé 2500 euros. Une fois à la retraite, il perçoit une pension de 1600 euros. Pour lui, la ligne jaune à ne pas dépasser est de 900 euros de revenus d’activité par mois (1600 + 900 = 2500 euros).  Le cas échéant, il peut troquer la moyenne de ces 3 derniers salaires contre 1,6 fois le Smic, c’est-à-dire 2433 euros (en 2019). Pour Michel, cette solution est moins avantageuse puisqu’elle réduit le montant du dépassement possible de près de 70 euros/mois.

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