A partir du 1er janvier 2019, certains retraités risquent une minoration de leur pension. Toutefois, il existe peut-être une solution pour y échapper…

Retraite complémentaire : est-il possible d’éviter le malus de 10% qui vous pend au nez ?

Cela ne fait plus aucun doute : la fusion de l’Agirc-Arrco, prévue ce 1er janvier 2019 et décidée en 2015, va introduire un dispositif de bonus-malus pour les retraites complémentaires. Comme l’a déjà expliqué Planet, ce mécanisme incite par essence les Français à retarder leur cessation d’activité en imposant une décote de 10% sur leur pension s’ils font valoir leur droit avant 63 ans, peu importe l’âge à partir duquel ils peuvent légitimement partir en retraite à taux plein. Toutefois, d’après Capital, il serait possible de l’éviter…

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Cette solution porte un nom : la retraite progressive. Concrètement, ce mécanisme offre la possibilité aux futurs retraités de percevoir "une fraction de la pension de retraite de base versée par le régime général de la Sécurité sociale tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel", indique le site du service public. En théorie la retraite progressive est calculée selon la même formule que la retraite définitive – son montant dépend donc du nombre de trimestres mais aussi de la durée des activités exercées à temps partiel. Si celles-ci représentent 60% d’un temps plein traditionnel, 40% de la pension seront versé au bénéficiaire, indique le site administratif.

Autre atout : la retraite progressive permet de continuer à cotiser et donc d’améliorer ses droits à la retraite. Celle-ci sera recalculée une fois la retraite définitive prise. "L’accord Agirc-Arrco précise que les conditions d’application du malus/bonus doivent être appréciées à la date de la liquidation de la retraite définitive", explique Pascale Gauthier, associée chez Novelvy-Retraite, dans les colonnes de Capital. Une aubaine pour tous les futurs retraités qui pourront donc échapper au malus – et même toucher le bonus, tout en préparant leur retraite.

Retraite complémentaire : la liberté pour chacun de faire ses propres arbitrages ?

D’après François-Xavier Selleret, directeur général de l’Agirc-Arrco, la fusion de ces deux acteurs majeurs des retraites complémentaires ne devrait pourtant pas avoir d’impact notable sur les pensions. C’est en tout cas ce qu’il explique dans Le Figaro, estimant que "pour les retraités, absolument rien" ne va changer. "Pour les actifs, qui ont acquis des droits à l’Arrco, aucune incidence, car les partenaires sociaux ont retenu comme valeur de point du nouveau régime fusionné la valeur du point Arrco", poursuit-il. Quant aux cadres, il assure garantir "une stricte équivalence des droits", sans évoquer cependant le problème de communication entre la CNAV et l’Agirc-Arrco, qui risque d’introduire un malus pour de nombreux retraités, passé janvier 2019.

Sur la question de la minoration, il juge cependant que c’est "à chacun de faire ses arbitrages entre temps et argent", insistant sur la possibilité de "travailler plus longtemps pour majorer sa retraite" et éviter la "décote de 10% sur la pension durant trois ans".

Vidéo : Retraite complémentaire : cette très mauvaise nouvelle qui vous attend pour 2019