Le départ à la retraite s'accompagne invariablement d'une perte de revenus. Pour ne pas souffrir de ce manque à gagner, il importe donc d'économiser. Parfois beaucoup.
Retraite : comment savoir quelle somme il faut économiser ?Istock
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Il va falloir apprendre à mettre (beaucoup) d’argent de côté. La retraite approche ? Pour bien des travailleuses et des travailleurs, c’est assurément un soulagement. Pour autant, il ne faut pas penser que la cessation d’activité constitue toujours une période simple ! La transition en elle-même s’avère régulièrement complexe, ainsi qu’a déjà pu l’expliquer Planet et s’accompagne systématiquement d’une perte de revenu qui se montre souvent difficile à vivre. D’autant plus que, pour l’essentiel, elle est considérablement sous-estimée par les futurs assurés. C’est un phénomène ancien, en témoigne le site spécialisé MeilleurTaux, qui évoquait déjà le problème en 2018.

Le taux de remplacement, qui vient mesurer la différence entre le dernier salaire et la pension perçue à compter de la cessation d’activité, est susceptible de varier considérablement en fonction des parcours et des carrières ou des secteurs professionnels. Le niveau de rémunération n’est pas non plus sans impact ; tant et si bien qu’il est possible de gagner à la retraite entre 75% et 50% des revenus perçus avant la fin d’exercice. Théoriquement, insiste le site spécialisé Gestion Patrimoine, la barre peut descendre plus bas, mais elle tombe rarement sous les 45%.

Départ à la retraite : comment savoir combien il faudra économiser ?

Dès lors, l’évidence s’impose : pour ne pas perdre en pouvoir d’achat une fois venue la retraite, il faut être en mesure de mettre de l’argent de côté. La meilleure façon d’identifier la somme à conserver consiste donc à identifier le taux de remplacement dont vous bénéficierez et à cartographier le manque à gagner en fonction de l’espérance de vie moyenne pour votre génération. Explications.

Départ à la retraite : comment connaître son taux de remplacement ?

D’une façon générale, le taux de remplacement se montre plus élevé quand le salaire est bas. C’est pourquoi celui des cadres avoisine généralement les 50%, ainsi que l’a déjà fait valoir Planetsur la base des informations de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Cependant, il chute d’année en année. Pour les générations nées en 1960, la fourchette devrait osciller entre 21 % et 77%, selon que l’on soit cadre ou salarié. 

Le plus simple, pour connaître son propre taux de remplacement et estimer le besoin de revenus complémentaires une fois survenue la cessation d’activité, consiste à se connecter au site Info retraite, qui recense toutes ces informations. Il est aussi possible de passer par le site de l’assurance retraite.

Dans la plupart des cas, il faut générer entre 25% et 40% de revenus complémentaires mensuels pour maintenir durablement son niveau de vie, tranche Gestion Patrimoine.

Faut-il craindre la baisse de revenus à la retraite ?

Pour se protéger de la baisse de revenus à la retraite, il est nécessaire de se constituer une stratégie de retraite. L’épargne peut en être une : plusieurs placements permettent en effet de préparer sa cessation d’activité tout au long (ou presque) de la carrière. C’est le cas du PER, de l’assurance-vie ou d’éventuels placements immobiliers. Après tout, le capital peut aussi se convertir en rente à l’aide d’une vente en viager !

Cependant, il importe aussi de rappeler que bien souvent, la perte de revenus subie à la retraite s’accompagne aussi d’une baisse des charges. Par conséquent, elle n’est pas systématiquement synonyme de précarité.

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