Dans certaines situations, ces indemnités échappent à l'impôt, mais elles sont généralement taxées comme des salaires. Explications.
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Indemnités de départ à la retraite : les différents cas

Même si, selon le Conseil d’orientation des retraites, de plus en plus de personnes travaillent au-delà l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) pour échapper au malus mis en place par les régimes complémentaires, des centaines de milliers de personnes quitteront la vie active en 2019.

A l’occasion de ce départ, les salariés percevront des indemnités de départ imposables et taxées au titre de l’impôt sur le revenu. En effet, aux yeux du fisc, l’indemnité de départ à la retraite n’entre pas dans la catégorie des dommages et intérêts. Si elle a été perçue en 2018, cette prime d’adieu est considérée comme un revenu exceptionnel. Elle sera donc imposée en 2019 et aussi soumise aux prélèvements sociaux (17,2%).

Voici la règle du jeu dans le détail :

- En cas de départ involontaire à la retraite par exemple dans le cadre d’un plan social, les indemnités de départ perçues sont exonérées d’impôt à 100% et de cotisations sociales.

A noter : l’indemnité de cessation d’activité et l’indemnité complémentaire versées dans le cadre du dispositif "préretraite amiante" sont intégralement exonérées d'impôt.

- En cas de départ volontaire à la retraite, (pas de plan social), le salarié reçoit une prime dont le montant est conditionné par le temps de présence dans l’entreprise.

Dans les grandes lignes, il faut retenir que cette indemnité est égale à un ½ mois de salaire entre 10 et 15 ans et qu’elle peut atteindre 2 mois de salaire au-delà de 30 ans de présence.  Cette indemnité est imposable en totalité et doit être déclarée en tant que salaire.