Climat, fiscalité, qualité de vie... Quelles que soient vos raisons, si vous voulez passez votre retraite à l'étranger, voici ce que vous devez savoir.
Bien préparer sa retraite... à l'étranger !jupiterimages

Bien préparer sa retraite... à l'étranger

Percevoir votre retraite à l'étranger : rien de plus simple ! Si vous étiez salarié en France ou si vous avez travaillé pour une société française, il vous suffit d'informer la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) de votre déménagement et de votre nouveau lieu de résidence (un certificat de résidence est généralement demandé).

Si vous avez effectué une partie de votre activité dans des pays étrangers, il vous faudra contacter chacune des caisses locales auprès desquelles vous avez cotisé. Votre retraite sera alors versée sur un compte préalablement ouvert dans votre pays d'expatriation.Mais attention, si vous percevez le minimum vieillesse, vous ne le toucherez plus à l'étranger, cette allocation supplémentaire étant réservée aux retraités résidant sur le territoire français.

Qu'est-ce que je fais ?

CSG et CRDS : Si vous n'êtes plus fiscalement domicilié en France, ces taxes ne seront plus prélevées sur votre pension. Mais, selon les pays, une cotisation de 2,8 % pourra être retenue à la source.

Impôts : Vous continuerez à les payer en France si vous y séjournez plus de 183 jours par an, ou si votre foyer et vos intérêts économiques y sont situés.

Dans le cas contraire, votre imposition dépendra de la convention fiscale signée entre la France et votre pays d'accueil (Liste des conventions conclues par la France). Généralement, elle prévoit que les pensions et les revenus locatifs restent imposables dans le pays qui les verse.

S'il n'y a pas de convention fiscale entre votre nouveau pays et la France, vous aurez droit à une double imposition, une dans chaque pays.

Quelle couverture santé ?

Union européenne et Suisse : Vous profiterez de la couverture santé de votre nouveau pays de résidence. Si celle-ci est incomplète ou inadaptée, il peut être nécessaire de prendre une assurance privée. De plus, pour venir vous soigner en France, il vous faudra un formulaire autorisant la prise en charge des soins.

Hors Union européenne: Sauf accords entre les pays, il vous faudra cotiser à la Caisse des Français de l'étranger. Moyennant 126 € par trimestre ou 3,5 % du montant de vos retraites, vous aurez droit à la même couverture que celle offerte en métropole. En prime, une cotisation égale à 2 % de vos pensions vous permettra de vous faire rembourser les soins reçus en France lors des séjours temporaires. Une mutuelle complémentaire est conseillée pour la partie restant à votre charge.

Quelle destination choisir ?

Climat, fiscalité, coût de la vie... Tous les pays ne sont pas aussi attractifs. Selon un récent sondage TNS Sofres, un quart des retraités candidats à l'expatriation choisirait l'Espagne, un autre quart le Maroc et les 50 % restants l'Italie, la Tunisie, le Canada ou Israël.Avec un abattement de 40 % sur les revenus imposables et une réduction de 80 % de l'impôt sur le revenu, le Maroc déroule le tapis rouge à tous les retraités. Si l'on ajoute à cela le coût de la vie et le climat, on obtient un véritable eldorado !

Selon votre destination, «petite pension» peut se transformer en «retraite dorée». Pas étonnant que l'on compte aujourd'hui plus d'un million de retraités français expatriés ! Prêts à les rejoindre ? Le site www.expatries.senat.fr regorge d'infos et de liens utiles.

 

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