Choisir de vivre dans son propre domicile dès lors que l'on ne maîtrise plus certaines fonctions de son corps, que les conditions de ressources sont moindres, que l'intendance ne peut plus être assurée comme avant, a un coût. À quelles aides pouvez-vous prétendre pour maintenir la qualité de vie à laquelle vous aspirez ?
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L'APA est la plus courante des allocations personnalisées

L’APA est la plus connue des contributions financières accordées pour l’emploi d’aides à domicile. Son montant est déterminé en fonction du degré de handicap (grille AGGIR) et dépend de vos ressources. Le personnel employé peut être extérieur (société privée comprise) ou un proche dit "aidant", rémunéré par chèque Cesu. L’Aspa, Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées dont le montant devrait changer à partir de janvier 2019, est attribuée aux personnes manquant de ressources pour s’assurer un minimum vital. Et quid du PAP (Plan d’actions personnalisé) ? Ce plan n’est pas cumulable avec les autres aides et s’adresse aux retraités du régime général ayant encore une certaine autonomie mais souhaitant bénéficier d’aides pour les tâches obligatoires, l’achat de petits équipements de prévention,…

Vous êtes en situation dite de rupture suite au décès de votre conjoint(e), à son placement en institution,… une aide temporaire "Asir" , non cumulable avec les aides publiques, peut vous aider à reprendre pied et réorganiser votre vie.

Abordons le volet santé avec l’ACS, Aide au Paiement d’une Complémentaire Santé, qui donne droit à une aide financière d’un an pour payer votre complémentaire santé à condition que vos ressources soient légèrement supérieures au plafond d’attribution de la CMU-C. 

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Equipez votre intérieur

Vous devrez sans doute repenser l’agencement de votre espace, pour prévenir toutes chutes éventuelles, et engager quelques travaux pour équiper votre intérieur du matériel adéquat : douche équipée, monte-escalier, rampe, lit médicalisé, domotique,... plusieurs solutions s’offrent à vous sous forme d’aides ou de crédit d’impôt. Tous travaux engagés pour favoriser le maintien à domicile d’une personne à mobilité réduite ou souffrant de handicap peut effectivement bénéficier d’un crédit d’impôt de 25 % en s’adressant à la l’Anah. Selon la modestie du foyer, l’aide peut atteindre jusqu’à 50% des montants des travaux. La MDPH, dépendant du conseil général, peut quant à elle octroyer la PCH.

A qui s’adresser ?

Les recherches d’aides étant assez fastidieuses et, avouons-le, chronophage pour votre entourage souvent délégué pour les accomplir, il est conseillé de se renseigner en tout premier lieu aux organismes ou associations en charge des questions de maintien à domicile. À Paris comme en province, renseignez-vous auprès des CCAS (Centres Communaux d’Actions Sociales) dont dépend l’APA, des MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées) en charge de l’attribution de la PCH et de l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat).Encore plus simple pour s’y retrouver dans le dédale des abréviations, vous pouvez consulter un site gouvernemental conçu pour faciliter vos recherches. 

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