La campagne présidentielle va officiellement prendre fin ce vendredi soir. Retour sur les moments forts des deux candidats, en attendant les résultats du second tour de la présidentielle, dimanche.
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Marine Le Pen : une campagne qui se termine mal

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Marine Le Pen a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle au JT de TF1 le 8 février 2016. A cette période, elle est alors la seule des grands candidats à être en lice pour l'élection présidentielle. Les autres (hormis Emmanuel Macron encore au gouvernement) passeront par une primaire dans leur camp. A cette époque, Marine Le Pen est donnée gagnante du premier tour avec 30 % des voix.

En novembre 2016, elle a présenté son slogan de campagne (Au nom du peuple), son logo (une rose bleue sans épines) et son équipe de campagne. Son logo fait alors l'objet de spéculations : d'aucuns y voient  la Vierge Marie (la "rose sans épine") et Jeanne d'Arc (l'épée), c'est-à-dire les racines chrétiennes de la France. De son côté, le porte-parole du  Parti socialiste  a dénoncé la récupération du symbole de la rose. Mais Marine Le Pen donnait une tout autre interprétation : "La  rose, le symbole de la gauche et [...] la couleur bleue celui de la droite. [...] C'est bien le rassemblement de tous les Français au-dessus de clivages dépassés, trop souvent stériles que je recherche."

Le 23 février 2017, elle est convoquée en vue d'une mise en examen pour des emplois présumés fictifs au Parlement européen. Mais elle a refusé de se rendre à sa convocation, comme l'y autorise son immunité parlementaire de député européen. Après cette affaire, et celle sur son patrimoine, Marine Le Pen voit ses intentions de vote baisser. Il faut dire aussi qu'entre-temps, d'autres "petits candidats" proches de son programme sont entrés en campagne : Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau, voire Jean Lassalle et Jacques Cheminade.

Une seconde place au premier tour vécue comme un camouflet

Le 23 avril 2017, elle réussit à se qualifier pour le second tour de la présidentielle avec 21,30 % des voix, soit 7,68 millions d'électeurs, établissant un record historique pour le FN. Durant les quelques jours qui ont suivi, elle a reçu le soutien de plusieurs personnalités de droite : Nicolas Dupont-Aignan, Marie-France Garaud, Christine Boutin et d'autres plus marginaux.

Le lendemain du premier tour, son déplacement dans un marché populaire (après la soirée polémique à la Rotonde d'Emmanuel Macron), et son invitation surprise à l'usine Whirpool au milieu des salariés (pendant qu'Emmanuel Macron était confiné dans une salle), ont été jugés à son avantage.

Mais la seconde semaine de l'entre-de-tours a été jugée décevante, de la polémique sur la nomination du président du FN par intérim jusqu'à son débat avec Emmanuel Macron, raté pour la plupart des analystes.

Pour cette dernière journée de campagne, Marine Le Pen a prévu de se rendre en déplacement "surprise" à la cathédrale de Reims en compagnie de Nicolas Dupont-Aignan.

Emmanuel Macron : une campagne crescendo

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En mars 2016, alors qu'il est ministre de l'Economie, il exprime son souhait de voir François Hollande se représenter à la présidentielle. Mais son intention de se présenter lui aussi était sans doute déjà née puisque le mois suivant, à la surprise générale, il crée son mouvement politique baptisé "En Marche !". En août 2016, il franchit un pas supplémentaire en présentant sa démission au chef de l'Etat.

Interrogé sur ses ambitions, l'ancien banquier d'affaires entretient le suspense, jusqu'au mois de novembre où il publie son livre-programme, Révolution, vendu à plus de 200 000 exemplaires. Mais surtout, dans le même temps, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle le 16 novembre 2016. Rejetant les appels du pied du PS, qui souhaite organiser une primaire, Emmanuel Macron dit ne pas "vouloir s'enfermer dans des querelles de clans". En quelques mois, son mouvement récolte plusieurs millions d'euros provenant de dons, ce qui lui permettra de financer ses nombreux meetings. En novembre 2016, Benoît Hamon a d'ailleurs pressé Emmanuel Macron de révéler la liste de ses donateurs, mettant entre autres en avant les conflits d'intérêts possibles liés à son statut d'ancien associé de la banque Rothschild.

Des soutiens hétéroclites, de Robert Hue à Alain Madelin

Avant le premier tour de la présidentielle, Emmanuel Macron engrange les soutiens hétéroclites, du communiste Robert Hue à l'utra-libéral Alain Madelin. 

Le 23 avril, il arrive en tête de l'élection présidentielle avec 24 % des voix, soit 8,6 millions d'électeurs, et se qualifie face à Marine Le Pen pour le second tour. Sa campagne d'entre-deux-tours est jugée mal entamée (dîner à La Rotonde, l'épisode Whirpool), mais le candidat se rattrape la seconde semaine en remportant, selon les analystes, le débat présidentiel face à Marine Le Pen. Fait notable : l'ancien président états-unien, Barack Obama, a appelé jeudi à voter pour lui dans une courte vidéo. 

Pour son dernier déplacement, Emmanuel Macron s'est rendu jeudi à Albi, sur les terres de Jean Jaurès, avant d'aller sur plusieurs radios le lendemain matin.

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