Ce mercredi soir aura lieu le débat de l'entre-deux tours. Mais vous souvenez-vous des prédécents duels ? Sarkozy et Hollande, Mitterand et Chirac... : Planet.fr vous propose de revenir sur les moments marquants de ces débats télévisés.
©Montage Captures INA
Sommaire

2012 : "Moi président de la République"

Lors du dernier débat de l’entre-deux tours, Nicolas Sarkozy et François Hollande étaient face-à-face sur le plateau. Interrogé par les journalistes sur le président qu’il voudrait être, le candidat du Parti socialiste s’est lancé dans une longue tirade, désormais célèbre, ponctuée de la formule "Moi président de la République" répétée à quinze reprises. Une volonté de la part de François Hollande de se démarquer du président sortant en défendant sa "présidence normale".

2007 : "Non, je ne me calmerai pas"

En 2007, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy étaient les deux candidats qualifiés pour le second tour. Alors que la candidate socialiste haussait le ton sur la question de la scolarisation des enfants handicapés, son adversaire lui a demandé de se calmer et de ne pas pointer son index vers lui. "Non, je ne me calmerai pas. Pas de mépris, monsieur Sarkozy. Je n'ai pas perdu mes nerfs, je suis en colère. Il y a des colères très saines et très utiles", lui a répondu Ségolène Royal. Un échange très tendu.

2002 : "Pas plus je n’accepterai de débattre avec son représentant"

En 2002, le président sortant Jacques Chirac s'est retrouvé au second tour face à Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, avec lequel il a refusé tout débat, contrairement à la tradition. "Pas plus que je n’ai accepté dans le passé d’alliance avec le Front national, pas plus je n’accepterai demain de débattre avec son représentant", avait-il déclaré pour justifier sa décision.

1995 : "Il vaut mieux cinq ans avec Jospin que sept ans avec Chirac"

Le débat télévisé de l’entre-deux tours de 1995, entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, est considéré comme l’un des plus courtois de la Ve République. On peut cependant retenir la phrase du candidat socialiste pour appuyer son projet de remplacer le septennat présidentiel par un quinquennat. "Il vaut mieux cinq ans avec Jospin que sept ans avec Jacques Chirac. Ça serait bien long", a-t-il déclaré à l’attention de son adversaire, qui laisse échapper un rire, visiblement amusé par cette formule.

1988 : "Monsieur le Premier ministre"

En 1988, au second tour de l’élection présidentielle, le président sortant faisait face à celui qui était son Premier ministre depuis deux ans, Jacques Chirac. Pendant le débat, François Mitterrand, bien décidé à rappeler à son adversaire l’écart entre leurs deux fonctions, a insisté pour l’appeler "Monsieur le Premier ministre". "Ce soir, je ne suis pas le Premier ministre et vous n'êtes pas le président de la République, nous sommes deux candidats, à égalité. Vous me permettrez donc de vous appeler monsieur Mitterrand", lui a rétorqué Jacques Chirac, agacé de se voir défini par son poste. "Mais vous avez tout à fait raison, monsieur le Premier ministre", lui a ensuite répondu François Mitterrand.

1981 : "C’est quand même ennuyeux que vous soyez devenu l’homme du passif"

En 1981, François Mitterrand était face à Valéry Giscard d’Estaing, alors président sortant. Accusé d’être un "homme du passé", le candidat socialiste a, à son tour, attaqué son adversaire. "Vous avez tendance un peu à reprendre le refrain d’il y a sept ans, l’homme du passé. C’est quand même ennuyeux que dans l’intervalle vous soyez devenu l’homme du passif", lui a-t-il lancé.

1974 : "Vous n'avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du cœur"

Lors du premier débat télévisé de l’entre-deux tours, le face-à-face opposait Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand. Au cours de l’échange, le candidat de la droite s’est adressé au candidat socialiste en employant sa célèbre formule du "monopole du cœur". "Je trouve toujours choquant et blessant de s'arroger le monopole du cœur. Vous n'avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du cœur. J'ai un cœur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien". Une phrase choc qui a déstabilisé François Mitterrand.

Téléchargez votre guide mutuelle (gratuit) !

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.