La candidate du Front national à l'élection présidentielle a décidé de ne pas se rendre à une convocation de la police dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs des assistants FN au Parlement européen. 
©AFP

Alors que l'Office anticorruption de la police judiciaire à Nanterre (OCLCIFF) l'a convoquée mercredi dernier dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs des assistants FN au Parlement européen, Marine Le Pen a décidé de ne pas y aller, a révélé le quotidien Le Monde

Les enquêteurs cherchent à savoir "si le Front national a mis en place un système pour que le Parlement européen prenne en charge, via des contrats d'assistants parlementaires, des salaires de cadres ou d'employés du parti en France", rappelle Le Figaro.

Une immunité parlementaire

Mais l'élue frontiste ne veut pas y répondre. "Comme pendant les régionales, je ne répondrai pas pendant la campagne électorale. Cette période ne permettant ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice", a-t-elle expliqué. 

Et elle ne risque rien, ou presque. Son statut de députée européenne lui permet en effet d'éviter d'être entendue. "Marine Le Pen peut faire faux bond aux enquêteurs car elle bénéficie de l'immunité parlementaire, elle ne peut donc pas être contrainte à se rendre à une convocation. Il faudrait pour cela que les juges d'instruction fassent une demande de levée d'immunité, qui serait ensuite soumise au Parlement européen", explique Le Parisien.

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