François Fillon a dit qu'il serait mis en examen le 15 mars, soit deux jours avant la clôture des parrainages. Or, le Conseil constitutionnel peut décaler la présidentielle si un candidat est "empêché" de se présenter.
AFP

En plus de perturber la campagne, l'affaire Fillon va-t-elle perturber l'élection présidentielle ? En effet, mercredi matin, François Fillon a affirmé qu'il serait convoqué par les juges le 15 mars prochain pour une mise en examen dans l'affaire de l'emploi présumé fictif de sa femme.

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Or, comme le précise Le Figaro, le Conseil constitutionnel peut reporter le scrutin présidentiel si plusieurs scénarios ont lieu, soit avant la date limite du dépôt de présentation des candidatures, soit après. 

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Pour l'instant, les conditions ne seraient pas remplies

Dans le premier cas, "si dans les sept jours précédant la date limite du dépôt des présentations de candidatures, une des personnes ayant, moins de trente jours avant cette date, annoncé publiquement sa décision d'être candidate décède ou se trouve empêchée, le Conseil constitutionnel peut décider de reporter l'élection", peut-on lire dans l'article 7 de la Constitution. Or - sans préjuger des suites - la mise en examen de François Fillon arriverait deux jours avant la date limite de dépôt des parrainages fixée au 17 mars.

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Dans le second cas, "s i, avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l'élection". Le nouveau scrutin devra se tenir au maximum 35 jours après la décision du Conseil constitutionnel de reporter l'élection.

Sur Twitter, la journaliste du Figaro Sophie Huet indique que les conditions d'un report de la présidentielle ne sont pas remplies.

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