Candidat à la primaire des socialistes, l'ancien ministre de l'Education apparaît comme un homme nouveau. Pourtant, Vincent Peillon a un passé électoral... pas tellement en sa faveur.
AFP

Ce dimanche, au JT de France 2, Vincent Peillon a officialisé sa candidature à la primaire du Parti socialiste. Une candidature un peu venue de nulle part, et qui fait paraître l'ancien ministre de l'Economie comme un homme politique nouveau.

Pourtant, le suffrage universel et Vincent Peillon, ce n'est pas une histoire récente. C'est même sans doute un mauvais souvenir pour le professeur de philosophie. Son parcours politique est en effet parsemé de déconvenues électorales.

Il échoue deux fois à la députation de la Somme

Comme le rappelle Francetv Info, les déboires de Vincent Peillon commence quand celui-ci a 38 ans, au moment de conquérir son premer mandat électif. C'était en 1997, à l'occasion de la dissolution de l'Assemblée par Jacques Chirac. Or, dans un premier temps, Vincent Peillon est battu dans le vote interne au PS pour l'investiture à la députation de la Somme. "Mais ce proche de Lionel Jospin réussit à obtenir, de la part des instances nationales, un second vote, cette fois-ci fructueux. Et décroche finalement un siège au Palais-Bourbon", écrit Francetv Info.

Mais en 2002, Vincent Peillon perd son poste de député, battu par le candidat de l'UMP, Jérôme Bignon. La même mésaventure se répète en 2007, lorsque le professeur de philosophie s'incline (de peu) face au même adversaire. Après cette défaite, Vincent Peillon quitte définitivement la Somme, et renonce à être candidat aux législatives de 2012.

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Des victoires aux allures d'échecs aux élections européennes

Sur le plan européen, sa candidature en 2009 sonne comme un aveu d'échec. Certes, Vincent Peillon a été élu eurodéputé, mais sa liste n'est arrivée qu'en troisième position derrière l'UMP et EELV, avec moins de 15% des voix. Suffisant pour gagner un siège grace au scrutin de liste. 

En 2014, celui qui était alors ministre de l'Education décide d'assurer ses arrières en étant investi tête de liste pour les élections européennes dans le Sud-Est. Dans un contexte très difficile pour la gauche, il ne recueille que 11,88%, loin derrière le Front national et l'UMP. Mais cela lui permet tout de même d'être réélu député européen. Bref, Vincent Peillon, un chat qui finit toujours par retomber sur ses pattes...

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