Nicolas Sarkozy, Jean-Christophe Cambadélis, François Bayrou sont des ténors de leur groupe dont la notoriété dans l'Hexagone est connue de tous,  les  quatre personnalités politiques suivantes n'ont pas eux la même aura malgré un poids important dans la sphère politique française : Philippe Vigier (UDI), André Chassaigne (Front de Gauche), Jean-Michel Baylet (PRG) et Emmanuelle Cosse (EELV). Focus.
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Philippe Vigier

© AFPSi son prédécesseur à la tête de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), Jean-Louis Borloo,  possédait une notoriété qui dépassait le cadre de nos frontières, le nouveau président de l’UDI depuis le 15 avril 2014 a rarement été sous les feux de la rampe.

Ancien membre de l’UDF, ce député de la 4ème circonscription d’Eure-et-Loire - maire de commune de Cloyes-sur-le-Loire - était l’un des partisans de François Bayrou à l’élection présidentielle de 2007. Philipe Vigier (57 ans) a pris rapidement des responsabilités en devenant le secrétaire général du Nouveau Centre puis porte-parole de l’UDI avant d’être propulsé à la tête du parti il y a moins d’un an.

Désormais au premier plan de sa classe politique, le Drômois d’origine n’a pas hésité à déclarer que le recours à l'article 49.3 de la constitution par le Premier ministre au sujet de la loi Macron était un aveu d'échec et de faiblesse de sa politique. Dernièrement, Vigier a dénoncé l'obstination sans fin de Marisol Touraine - ministre des Affaires sociales - sur le tiers payant.

André Chassaigne

© AFPJean-Luc Mélanchon, Pierre Laurent et Olivier Besancenot sont des figures de proue, mais un autre homme politique exerce un rôle majeur à l’extrême gauche. Président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine, qui regroupe les députés du Front de gauche et des députés d’Outre-mer à l’Assemblée Nationale, André Chassaigne (64 ans) est également député du Puy-de-Dôme.

Contre la réforme des retraites du gouvernement Ayrault en 2013 mais aussi défavorable au projet de loi sur les OGM en 2008, ce Clermontois a décrié au plus haut point la loi Macron assurant qu’il s’agit d’un échec total pour le Premier ministre Manuel Valls. Désirant faire changer les mœurs et fort d’un discours fédérateur et rassembleur, Chassaigne avait déclaré au moment du 49-3 qu’ "On sent bien qu’il y a une espèce de vent nouveau qui monte au sein de l'Assemblée nationale avec des députés socialistes, des députés écologistes voir certains députés radicaux, qui nous rejoignent dans la remise en cause du choix libéral du gouvernement".

Jean-Michel Baylet

© AFPMalgré une carrière débutée en 1983 et de nombreuses fonctions départementales, régionales et nationales, le président du Parti de Gauche Radical (PRG) Jean-Michel Baylet n’est pas celui qui truste les micros et les plateaux télé. Seul candidat non socialiste à la primaire présidentielle socialise de 2011, cet homme aux multi-facettes est néanmoins connu et reconnu dans le Sud Ouest.

Outre sa casquette de président-directeur général du groupe La Dépêche, de président du Conseil Général de Tarn-et-Garonne, il vise à l’occasion de ces départementales un 5ème mandat à la tête du département du Tarn-et-Garonne, où la montée en puissance de la droite et du Font National pourrait toutefois bousculer la hiérarchie.

Réélu à la présidence du PRG en septembre 2012, il a accentué le pouvoir de son parti au sein de la majorité présidentielle en soutenant la politique de François Hollande. Il a ainsi permis d’obtenir un ministère de plein exercice pour Sylvia Pinel et deux secrétariats d'État, confiés à Annick Girardin et Thierry Braillard au sein du gouvernement Manuel Valls.

Emmanuelle Cosse

© AFPLa rupture entre la majorité et le parti d’Europe Écologie Les Verts (EELV) consommée à travers le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est le fruit, entre autres, de la secrétaire nationale de l’EELV Emmanuelle Cosse.

Cette discrète femme politique a franchi en l’espace de cinq ans de nombreuses étapes pour devenir une personnalité remarquée. Jadis militante, journaliste, Cosse rejoint Europe Écologie en 2009 et un an plus tard, avec l’appui de Cécile Duflot, elle est élue au conseil régional d’Ile-de-France.

Trois ans plus tard, elle devient secrétaire nationale d’EELV, justifiant son ascension fulgurante. A 39 ans, candidate en Ile-de-France pour ces départementales entend donner un nouveau souffle à la région mais aussi à son parti, où elle exprimait dernièrement sa ligne de conduite : "L'objectif c'est de faire plus d'écologie dans ce pays et de montrer que les écologistes sont une force politique importante".