Pour faire le récit de ce triste évènement, le ministre a décidé de coucher sur le papier sa peine. Son dixième livre serait également le "plus littéraire" de tous.
AFP

L’expérience intime et très douloureuse de ce ministre : Bruno Le Maire face à la mort

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire a récemment fait face au décès d’un de ses proches. Pour conjurer la mort, comme l’écrit Le Parisien, il a décidé de s’adonner à l’écriture et a rédigé son dixième ouvrage sobrement intitulé "Paul, une amitié" (ed. Gallimard). Le livre revient sur la relation entretenue par les deux hommes, la peine du ministre mais aussi sur son quotidien au sommet de l’Etat.

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"La mort de Paul a été une épreuve que j’ai ressentie très profondément. La seule façon de m’en libérer était d’écrire entre le début et la fin du mois d’août. Je l’ai fait à raison de quatre à cinq heures par jour en commençant très tôt, vers six ou sept heures du matin", explique le ministre dans les colonnes du quotidien, à qui il a accordé une interview. Il y détaille notamment les choix qu’il a du faire et pourquoi il a préféré exorciser immédiatement cette douleur. "J’avais peur que les souvenirs s’effacent, que la douleur soit reconstruite, qu’elle soit moins vive. Et que par conséquent la vérité de ce qu’avait été la maladie de Paul disparaisse."

Paul et Bruno Le Maire s’étaient rencontrés il y a peu. Le ministre parle d’une "amitié récente", mais qui "a tout de suite été très forte parce que nous partagions beaucoup de choses en commun et la maladie les a renforcées". "C’était une personne plus âgée que moi, qui avait fait une très belle carrière dans l’industrie et venait juste de partir à la retraite. Il avait plein de projets et se passionnait pour la politique. Il avait décidé de me soutenir à la primaire de la droite et du centre", souligne le politique.

L’expérience intime et très douloureuse de ce ministre : un récit politique ?

Dans son texte, Bruno Le Maire insiste notamment sur les désaccords qui l’opposaient à son ami aujourd’hui décédé. Et pour cause : à ses yeux elles étaient essentielles, primordiales. "Elles sont fondamentales. Nous n’étions pas d’accord sur tout, loin de là : la musique, la politique, le sport… Mais l’amitié permet de surmonter ces divergences. C’est aussi une des clés essentielles en politique, utile pour conserver l’unité de la société et celle de la nation. Encore plus dans les temps que nous traversons", estime le ministre.Il a également jonché son récit de détails qui l’ancrent dans le monde réel. Une façon pour lui de rappeler que le monde politique n’est pas "désincarnée". "La politique qui est tellement décriée aujourd’hui est profondément une activité humaine", juge-t-il.

Enfin, il évoque également l’une des leçons qu’il dit avoir appris de Paul : la capacité à prendre un nécessaire recul, voire à se détacher. "C’est exactement ce que m’a appris Paul pendant nos longues discussions à son chevet", explique-t-il.

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