Le siège laissé vacant par Jean-François Copé aiguise les appêtits et nourrit les espoirs de revanche chez certains cadres UMP. Depuis l'élection à la présidence du parti en 2012, jamais les tensions n'ont été aussi fortes au sein de l'opposition.

AFP

 

Les dommages liés l’affaire Bygmalion révèlent la guerre interne qui couve depuis 2012 à l’UMP. Une cacophonie souffrant de l’absence de rassemblement autour d’un chef, voilà quel est le quotidien du parti d’opposition qui pour la première fois, s’est vu passer derrière le FN aux européennes.

Planet.fr revient sur les quatre syndromes qui montrent que cette guerre larvée ne s'est jamais vraiment terminée.

1. Sitôt née, sitôt contestée

Quand ce n’est pas Rachida Dati qui rejette "l’auto-désigné" triumvirat, c’est Nadine Morano qui trouve que la direction collégiale de l’UMP n’a "aucune légitimité". Laquelle direction a d’ailleurs de quoi interpeller puisqu’elle ne respecte pas les statuts du parti comme le répètent à l’envi les plus zélés du camp sarkozyste.

Lire aussi : Rachida Dati dézingue la nouvelle direction de l'UMP

"C'est le vice-président Luc Chatel qui doit assurer l'intérim jusqu'au congrès. C'est la seule voie juridique possible" indique Nadine Morano dans les colonnes du Parisienqui n’oublie pas de tacler "ceux qui réclamaient avec vigueur les nouveaux statuts [et qui] les bafouent aujourd'hui". Ambiance...

2. Le rapprochement avec le centre

À l’issue de la réunion du comité politique qui avait eu comme conséquence le départ de Jean-François Copé, Alain Juppé avait appelé à un rapprochement avec "la fammille centriste" afin de retrouver les bases sur lesquelles s’est bâtie l’UMP.

Lire aussi : Xavier Bertrand invite tous les acteurs de la campagne de 2012 à "rester à l'écart"

Dès le lendemain, c’est Rachida Dati qui sonnait la charge."L'alliance avec le centre, prônée par quelques-uns, montre que certains n'ont tiré aucune leçon du scrutin de dimanche dernier" a-t-elle indiqué au Parisien en faisant référence à la poussée électorale du FN. Même son de cloche chez Laurent Wauquiez pour qui un rapprochement avec le centre constituerait une "profonde erreur".

Pour sa part, Frédéric Lefèbvre tente de temporiser. "Pas question ni de devenir centristes comme feignent de le craindre certains, ni de s'accrocher à l'extrême droite comme en rêvent d'autres" écrit-il dans les colonnes duHuffPost.

4. Règlements de compte médiatique

Depuis le psychodrame de l’élection controversée de Jean-François Copé à la tête de l’UMP, certains cadres UMP ont pris l’habitude de s’adresser des piques par caméras ou micros interposés. Interrogé sur le courant contestataire qui émerge de la nomination de la présidence collégiale, Bernard Debré n’y va pas quatre chemin. "Je vais vous dire très franchement, je veux pas être grossier, mais ils commencent à nous ennuyer. J'allais dire emmerder" indique-t-il avant de d'ajouter que Nadine Morano commence à lui "casser les pieds".

Des invectives auxquelles l’intéressées n’a pas hésité à répondre sur Twitter :

5. Le retour de Nicolas Sarkozy

Tant attendu par Nadine Morano, le retour de Nicolas Sarkozy n'est pas évident pour tout le monde. Hier, c'est Xavier Bertrand qui a invité l'UMP à faire table rase du passé en invitant les acteurs de la campagne de 2012 à "rester à l'écart". Une position partagée par Bernard Debré qui a indiqué qu'il n'était pas "favorable à ce qu'il revienne, on ne peut pas être et avoir été, on ne peut pas regarder en permanence dans le rétroviseur".

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En outre, ceux qui composent le triumvirat partagent tous le fait d'être contre le reotur de Nicolas Sarkozy. Ce n'est donc pas étonnant de voir les plus fervents sarkozystes contester cette direction collégiale.

 Vidéo sur le même thème : Jean-François Copé quitte ses fonctions à l'UMP

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