Taubira : et après ?

Incontestablement, Christiane Taubira a réussi son départ. Elle a su faire croire qu'elle était submergée par ses valeurs alors que, en fait, c'est le bateau gouvernemental qui est submergé de mauvaises nouvelles, à commencer par l'inexorable plongée de la courbe du chômage. Il est urgent de le quitter.

Et maintenant. On nous dit qu'elle va sortir un livre : on peut parier, sans risque, qu'il sera d'abord dédié à sa propre glorification, citations à l'appui.

Peut-elle rester une égérie pour la gauche de la gauche ? Oui, sans problème. Peut-elle recueillir quelques voix en 2017 ? Oui.

Mais cela suffit-il pour être crédible ? En d'autres termes, Christiane Taubira a-t-elle la carrure minimale pour animer un groupe porteur d'un vrai projet de gouvernement ? Je pense que non. N'oublions pas que la plupart des députés de la gauche de la gauche doivent leur mandat à la volonté de Martine Aubry. Ce temps est révolu. La mauvaise foi narcissique fascine encore les bobos bien pensants mais elle dégoûte de plus en plus la France d'en bas, celle qui bosse et/ou qui souffre.

Alors, le départ de Taubira mérite-t-il qu'on en parle ? Oui. D'abord parce que, dans le microcosme des beaux parleurs politiciens, les bonnes nouvelles sont rares. Mais aussi pour l'après. Le couple Cazeneuve-Urvoas peut-il faire du bon travail ? Incorrigible optimiste, j'ose espérer que oui.

En vidéo sur le même thème :Après sa démission, Christiane Taubira repart du ministère de la Justice à vélo !

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