Emmanuel Macron et Manuel Valls entretiennent des relations pour le moins… Tendues. Une franche inimitié qui débute lors du quinquennat de François Hollande.
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Emmanuel Macron et Emmanuel Valls : le jour où la guerre a débuté

Les relations tendues qu’entretiennent le président de la République et l’ancien député de l’Essonne, aujourd’hui candidat à la mairie de Barcelone, ne sont un secret pour personne. C’est d’ailleurs l’un des nombreux sujets que Ségolène Royal a décidé d’aborder dans son livre intitulé Ce que je peux enfin vous dire, paru ce mercredi 31 octobre aux éditions Fayard. Si elle détaille surtout son propre rapport au chef de l’Etat, elle n’hésite pas à dévoiler la genèse d’un conflit qui a rythmé la précédente mandature.

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"C’est au moment des débats sur la loi travail que s’est exacerbée la rivalité entre Manuel Valls et Emmanuel Macron. Nous sommes le 6 janvier 2016 à 14h55, assis en rang à l’Assemblée nationale sur le banc du gouvernement pour les questions d’actualité", commence l’ancienne ministre de l’Ecologie, qui publie des extraits de son ouvrage dans les colonnes du Figaro. Elle explique qu’Emmanuel Macron vient de faire un discours dans lequel il explique que "la croissance était en berne". "Manuel Valls fulmine. Il est déjà dans l’hémicycle. Quand Emmanuel Macron arrive d’un pas léger et prend place à ma droite, le Premier ministre assis à ma gauche l’interpelle et j’entends avec stupéfaction et amusement ceci : ‘Et ta q.......e, elle est en berne ?’".

C’est cette question qui aurait "vexé" Emmanuel Macron. Le futur chef de l’Etat s’agace d’ailleurs et lâche un "S’il veut la guerre, il l’aura", entendu par la candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2007.

Emmanuel Macron et Manuel Valls : comment leur relation s’est inversée

Ce n’est pas la première fois, rappelle Closer, que Manuel Valls invective Emmanuel Macron. Le Premier ministre de François Hollande aime à appeler son ministre de l’Economie "le microbe", "le macaron" ou même "le djihadiste" quand Emmanuel Macron porte la barbe. Le départ du ministre est d’ailleurs très largement motivé par leur relation : après avoir rendu son maroquin, Emmanuel Macron a expliqué qu’il n’avait "pas le choix", déclarant que "Manuel Valls voulait me buter !".

Pour autant, l’élection de 2017 a largement changé la donne. Face au déclin du PS, Manuel Valls a sollicité l’étiquette La République En Marche pour les législatives, que le président a décidé de ne pas lui accorder…

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