Entrée très tôt en politique, Sylvia Pinel est l'autre benjamine du gouvernement et la seule représentante du PRG.
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Elle est l’autre benjamine du gouvernement. À 36 ans, Sylvia Pinel est la seule représentante du Parti Radical de Gauche du gouvernement. Diplômée en droit fondamental et européen, cette fille d’éleveurs bovins a su s’ancrer rapidement dans le paysage politique de sa région, le Tarn-et-Garonne. Elle commence à travailler pour Jean-Michel Baylet (président de la région) alors qu’elle n’a que 25 ans.

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Elle le rejoint d’abord en qualité de "chargée de mission" puis en tant que chef de cabinet à partir de l’année 2007. Tout aussi précoce que Najat Vallaud-Belkacem, celle qui est désormais sous la protection du président de la région Tarn-et-Garone, sera la plus jeune députée de France à être élue en 2007.

Après la victoire des socialistes aux présidentielles, elle est nommée en 2012 à la tête du ministère de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme logé à Bercy et, malgré sa discrétion, laisse derrière elle un bilan plutôt mitigé.

Son bilan à Bercy

Pour le journal Les Échos son passage à la tête de ce secteur stratégique n’a "pour bien des professionnels, guère marqué les esprits". Et pour cause, son bilan est marqué par quelques couacs. La ministre s’était attirée les foudres des "poussins", ces autos-entrepreneurs qui avaient pris en modèle le mouvement des pigeons, concernant la réforme de ce régime spécial mis en place sous Sarkozy. Selon l’un des négociateurs auto-entrepreneur interrogé par Le Parisien, Sylvia Pinel "a beaucoup manqué de méthode dans la façon de gérer les dossiers".

Autre point d’accroc pour la ministre, le dossier des "sacrifiés", ces petits commerçants qui lui reprochaient de crouler injustement sous le poids des charges. Même type de difficultés concernant le tourisme. La ministre a pour le moins déçu les acteurs du secteur qui fustigent la hausse de la TVA à 10% dans la restauration. Seul le "fait-maison" et son indéniable sens de la concertation ont été accueillis avec bienveillance par les professionnels du tourisme.  

Succéder à Cécile Duflot

Pour beaucoup, c’est une surprise. C’est que Sylvia Pinal ne figurait forcément pas sur la short-list établie par Manuel Valls et François Hollande. En effet, pour conserver sa majorité en s’assurant l’alliance des radicaux à l’Assemblée, le Président comptait nommer leur président, Jean-Michel Baylet au ministère du logement.

Sa mise en examen en début de semaine aurait alors encouragé François Hollande à reconduire Sylvia Pinel en lui confiant donc le ministère déserté par Cécile Duflot.  

L’autre benjamine du gouvernement débarque donc au ministère du Logement ancré dans une crise du secteur sans précédents. Elle devra également mettre en place le dispositif prévu par la loi "ménagement logement et urbanisme rénové" (Alur) mise en place par Cécile Duflot. Mesure phare de sa prédécesseure, celle-ci compte notamment l'épineux dossier de l’encadrement des loyers. Une promotion certes, mais qui a des airs de cadeau empoisonné.  

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