En réaction aux attentats qui ont frappé la France, l'exécutif planche sur l'instauration d'un service civique obligatoire. Une mesure sensible qui nécessitera "l'adhésion du peuple".

La question d’un service civique obligatoire est particulièrement délicate. À tel point qu’un conseiller de François Hollande explique à RTL que le Président souhaite l’instauration d’un "dispositif massif" nécessitant "l’adhésion du peuple". Pourquoi ? Parce qu’avec un service "obligatoire", il s’agit bien de "contraindre de jeunes adultes" poursuit ce conseiller.

Ce faisant, l’idée d’un référendum ferait son bonhomme de chemin dans l’esprit de François Hollande a confié cette même source. Est-ce possible ? Pas si sûr. Interrogé par Le Figaro, l’Elysée a démenti l’information selon laquelle cette option serait envisagée par le chef de l’Etat.

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Le référendum, une bonne idée ?

Il n’est jamais simple de convoquer un référendum et de nombreuses initiatives ratées doivent inciter l’exécutif à la prudence. Souvent, la question posée est instrumentalisée à des fins politiques qui ne correspondent pas aux enjeux posés par le scrutin. Souvenons-nous du référendum organisé en 1969 par le général De Gaulle par lequel il était question de réformer le Sénat.

Autre exemple, celui sur la constitution européenne en 2005 compris comme une sanction infligée à Jacques Chirac. Ainsi, comme le rappelle RTL, "les gens ne répondent pas forcément à la question posée mais votent en fonction de leur humeur". D’où le caractère risqué de cette manœuvre, malgré le consensus apparent qui semble se fixer autour de la question du service civique obligatoire. Les débats pourraient se figer autour des coûts, de la méthode, du temps de service etc.

Ainsi, il est loin d'être certain que François Hollande choisisse cette voie-là pour instaurer le service civique obligatoire.

Le service civique, une solution pour encourager le vivre ensemble ?