Sommaire

Ségolène Royal : pourquoi elle n’a pas répondu plus tôt aux attaques

Tout le long de la campagne présidentielle qu’elle a mené en 2007, Ségolène Royal a du se battre contre deux adversaires : Nicolas Sarkozy, certes, mais aussi son propre camp. Comme le précise le magazine people Gala, elle a du faire face à l’hostilité de nombreux hommes issus de sa formation politique. Laurent Fabius, DSK ou même François Hollande… Ils n’acceptaient pas qu’elle ait été investie par la base militante du parti.

"Dans mon camp, les hommes ne supportaient pas que ce soit moi qui ai gagné l’investiture. Alors que j’avais les mêmes diplômes qu’eux, que j’avais plus d’expérience politique qu’eux. Mais j’étais décrite comme une femme venant de nulle part" ; raconte Ségolène Royal aux micros de TéléLoisir.

"Pourquoi n’ai-je pas dit à ces messieurs : ‘Ou vous me soutenez, ou vous quittez ma campagne’", s’interroge-t-elle dans les mêmes colonnes. "Y compris à mon propre conjoint qui ne m’a pas soutenue pendant la campagne et qui en plus me trompait…", poursuit-elle.

Cependant, le choix de Ségolène Royal était motivé par plus d’une raison : d’abord le machisme systémique qui sévit sur le monde politique. "Un homme aurait dit quelque chose, mais une femme a toujours peur d’être considérée comme coupable avant d’être victime. Si j’avais fait acte d’autorité, ça aurait été un déferlement d’attaque", estime l’ancienne candidate. Avant d’expliquer avoir voulu protéger les siens. "J’avais encore 4 enfants à élever qui subissaient déjà l’exposition de leur mère. Si en plus j’avais ajouté à ça la crise d’un couple, je ne sais pas comment ils s’en seraient sortis…"

Vous avez envie de lancer votre projet ? De créer votre entreprise ? Découvrez la formation prise en charge à 100% par l'état >

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.