AFP
François Hollande était au JT de France 2 ce mardi. Face à Anne-Sophie Lapix, l'ancien chef de l'Etat a évoqué son bilan, Julie Gayet mais aussi la personnalité d'Emmanuel Macron…

François Hollande était sur France 2 ce mardi soir, dans le JT d’Anne-Sophie Lapix afin de présenter son livre qui sort mercredi, Les leçons du pouvoir. Dans cet ouvrage-bilan, l’ancien président défend son quinquennat mais revient aussi sur plusieurs événements de sa présidence. Evoquant certains chapitres face à Anne-Sophie Lapix, François Hollande est revenu sur la personnalité d’Emmanuel Macron, et notamment l’importance de la confiance. "Si je n'avais pas été séduit [par Emmanuel Macron], je ne l'aurais pas choisi comme conseiller ou ministre. Mais je crois que la confiance est indispensable dans les relations humaines. Je ne dis pas qu'il n'a pas de talent", a-t-il dit dans une pique à peine voilée.

François Hollande a également assuré qu’il aurait pu battre Emmanuel Macron s’il s’était présenté. "J’aurais pu mettre mon intérêt personnel en avant, et être candidat quel que soit les conséquences. J’aurais pu le battre mais je ne l’ai pas voulu. Aucun de nous n’aurait gagné et on aurait eu un président qui mènerait une politique encore plus dure. On aurait eu la droite dure ou l’extrême-droite", a-t-il déclaré en fin d'interview, ajoutant qu'il n'avait par ailleurs aucune ambition électorale.

A lire aussi : Julie Gayet : confidences intimes sur François Hollande et les femmes

Le gayetgate

François Hollande a également évoqué l’un des moments les plus médiatiques de son quinquennat, sa rupture avec Valérie Trierweiler, après le gayetgate. L’ancien président de la République a notamment raconté qu’il avait été difficile de gérer le privé et le public. "Je suis pudique et j’ai toujours voulu séparer le public et le privé. Et quand le privé interfère dans le public ça crée des interférences et des complications, ça impacte les deux, ce qui a certainement contribué à notre séparation. [Sur les photos à scooter] Je reconnais une responsabilité. C’est difficile pour le président d’être un citoyen comme les autres et d’avoir une vie privé (…) Mais je ne suis pas pour que l’intimité soit violée comme ça été le cas, c’est une leçon pour toute la presse".