Après s'être imposée en tête du premier tour des élections municipales dimanche soir à l'échelle nationale avec plus de 46% des suffrages, la droite refuse de s'allier avec un quelconque autre parti au second tour.
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Malgré les appels du pied du Parti socialiste et la poussée du Front National enregistrée dimanche soir (7% des suffrages à l’échelle nationale), l’UMP ne veut rien entendre. Elle fera cavalier seul au second tour des élections municipales. "La règle, elle est constante partout : aucune alliance d’aucune sorte avec le FN, mais pas d’appel non plus à voter pour le Parti socialiste, qui est allié avec le Front de gauche", a en effet réaffirmé lundi Jean-François Copé au micro de BFM TV. Et cette stratégie du "ni-ni" annoncée par le président de l’UMP ferait apparemment l’unanimité au sein de l’opposition. "Nous sommes tous d’accord", a déclaré à Reuters Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale. "Partout où on est en situation d’être au second tour on se maintient parce qu’on s’est battu au premier tour sous nos couleurs et on sera au deuxième tour sous nos couleurs", a-t-il également expliqué.

Le front républicain ne fonctionnerait plus "que dans un sens""On n'a pas de points communs avec le Front national, on ne va pas aller grappiller des voix à n'importe quel prix", a par ailleurs martelé Jean-François Copé sur RTL, refusant ainsi toute forme d’"alliance contre nature". Quant au front républicain défendu par la majorité pour contrer la poussée du FN au second tour, il ne serait plus d’actualité. Imposée par Jacques Chirac en 1998, cette stratégie ne fonctionnerait plus aujourd’hui "que dans un sens", a déploré le député socialiste Yann Galut. "La mort du front républicain est manifeste" a-t-il estimé.

"Aucun désistement, aucune alliance ne peuvent être, pour l’UMP, envisagés"Et alors que François Fillon avait créé une polémique en septembre dernier en appelant à voter pour le "moins sectaire" des deux candidats en cas du duel entre le FN et le PS, en l’occurrence le parti d’extrême droite, l’ancien Premier ministre s’est finalement ravisé. Le député de Paris s’est en effet rallié cette semaine à la stratégie optée par Jean-François Copé. "Vis-à-vis du Front national, aucun désistement et aucune alliance ne peuvent être, pour l’UMP, envisagées", a-t-il même assuré comme pour enfoncer le clou.

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