Attaquée de toute part, une ancienne ministre répond certains membres du gouvernement. Elle est sans concession.
IllustrationAFP

Démission de Chantal Jouanno : elle a Benjamin Griveaux dans le collimateur

Elle devait piloter le grand débat national, pour tenter de mettre fin à la crise des "Gilets Jaunes". Pourtant, Chantal Jouanno en a décidé autrement. Mardi 8 janvier, la présidente de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), a annoncé se retirer du débat qui devait clore la crise sociale. La raison ? Une polémique en train de gonfler, suite à la révélation de son salaire de 14 666 euros par mois.

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Critiquée dans tous les sens, l’ancienne ministre des Sports (sous Nicolas Sarkozy) répondait à Benjamin Griveaux, l'un de ses détracteurs, dans l’émission Quotidien (TMC), de Yann Barthès.

"Ce qui est un peu gênant de la part du porte-parole du gouvernement, c’est une grande méconnaissance du fonctionnement des institutions. Est-ce que j’ai commis une indignité ? Est-ce que j’ai fait une erreur particulière ? Non" s’offusque Chantal Jouanno au micro de Salhia Braïka.

Puis dans une interview accordée au journal Le Figaro (édition abonnés), l’ancienne ministe va plus loin et juge "indigne" la position du porte-parole du gouvernement. "Je ne suis pas rémunérée pour faire le grand débat, mais pour présider la CNDP, qui garantit les droits de concitoyens sur plus de 83 projets très difficiles(…) C’est une remise en question étonnante de l’indépendance de notre autorité. Qui demanderait à Jacques Toubon (le défenseur des droits, ndlr) de démission de son poste ? Sur le plan institutionnel cette position interroge", s'insurge Chantal Jouanno.

Chantal Jouanno : Edouard Philippe n’est pas épargné non plus

Toujours pour Le Figaro, la femme d’Etat réagit au regret du premier Ministre, Edouard Philippe, pour qui ce départ donne "une complexité supplémentaire dans ce débat."

A cela, Chantal Jouanno répond dans les colonnes du quotidien qu’elle ne comprend pas ces déclarations puisqu’au contraire, elle juge que "c’est dans l’intérêt du débat."

"Ne pas plier, c’était ne pas écouter les citoyens et considérer que leur questionnement était illégitime. Moi, je considère que leur questionnement est légitime " tranche la présidente de la CNDP.

En revanche, l’ancienne ministre a déclaré à Quotidien qu’elle avait eu l’occasion de s’entretenir par téléphone avec Emmanuel Macron, dans un échange "très cordial". "Il m’a juste dit que les temps étaient durs", dit-elle amusée.

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