Le second tour des élections régionales terminé, les nouveaux conseillers régionaux vont devoir s'atteler à plusieurs tâches, notamment… trouver le nom de leur nouvelle région !
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L’élection du président de la région

A l’issue du second tour des élections régionales, 1 757 conseillers régionaux ont été élus sur toute la France pour un mandat de 6 ans, répartis en fonction du poids de leur région (83 en Bretagne, 169 en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, 209 en Ile-de-France…).

Les conseillers régionaux à peine élus vont devoir tout d’abord élire le président de leur région. Le président du Conseil régional est élu parmi les conseillers de la majorité, lors de la réunion inaugurale, pour un mandat de 6 ans avec un salaire brut de 5 512,13 euros. Celui-ci prendra la présidence de la région dès son élection.

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Dans les régions dont le territoire mais aussi la capitale restent inchangés, les conseillers régionaux se réuniront le vendredi 18 décembre (les autres le 1 er janvier 2016). Les régions concernées sont l'Île-de-France, la Bretagne, le Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire, la Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que la Corse. Les régions d'outre-mer sont également dans ce cas de figure.

Le choix du nom des nouvelles régions

Les conseillers régionaux ont jusqu’au 1 er juillet pour se prononcer sur le nom de leur nouvelle super-région, suite à la réforme territoriale qui a fait passer le nombre de régions en France de 22 à 13. Il ne s’agit toutefois que d’un avis consultatif, la décision restant du ressort du Conseil d’Etat qui rendra son verdict au plus tard le 1 octobre.

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Si dans certaines parties de l’Hexagone, le nom fait consensus – c’est le cas de la Normandie, et de la Bourgogne-Franche-Comté ainsi que de l’Auvergne-Rhône-Alpes dans une moindre mesure – d’autres se révèlent un casse-tête. Pour les autres, au nom à rallonge comme l’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, ou le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, les crispations identitaires empêchent de faire ressortir un nom de région de manière probante et, surtout, consensuelle.

Le choix des capitales de région

Autre conséquence des fusions des anciennes régions en super-régions, le choix d’une nouvelle capitale pour chacun de ces gigantesques territoires. Toutes les régions ne sont pas concernées puisque six d’entre elles n’ont pas été touchées. Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Rouen et Toulouse ont ainsi été confirmées comme capitales. Et Strasbourg, qui fait figure d’exception, a d’ores et déjà été désignée par la loi pour être le chef-lieu de l’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne. Les autres seront fixés avant le 1 er octobre, après avis des conseillers régionaux.

Les nouvelles compétences des régions

Avec la réforme territoriale, les nouvelles grandes régions ont plus de poids… et donc plus de responsabilités. C’est la loi NOTRe (Nouvelle organisation du territoire de la République) de juillet 2015 qui entérine ce renforcement des pouvoirs des régions au détriment des autres collectivités territoriales.

La région dispose désormais d’une compétence exclusive en matière économique. Et comme l’explique BFMtv, "en matière de transport, si les régions géraient déjà les TER, elles peuvent désormais définir la stratégie en la matière et articuler les différents moyens de transport interurbains (bus, trains…). A partir de la rentrée 2017, les régions s’occuperont également des transports scolaires, compétence jusque-là dans le giron des départements."

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