La victoire du "Non" réjouit le parti de Marine le Pen comme les partis de la gauche radicale qui voit dans ce résultat un pied de nez fait à l'Europe ultra-libérale.
AFP

Alors que le référendum grec sur les propositions des créanciers d’Athènes vient de voir la victoire du "non", les partis non-gouvernementaux en France saluent ce résultat.

Tout naturellement, Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle, qui s’était réjoui de la victoire d’Alexis Tsipras en tant que tout nouveau Premier ministre grec, a fait part de sa joie. "C'est la victoire d'une méthode et l'échec d'un projet sournois et calamiteux. La crise a été provoquée de manière absolument délibérée par l'Eurogroupe. (...) Il y a une tentative de putsch contre (Alexis) Tsipras, c'est un coup d'État financier et j'assume mon propos. (...) Le jeu est fini, vous avez perdu, cette fois-ci, c'est le non.", a-t-il déclaré au Grand jury de LCI/RTL/Le Figaro.

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Une brèche de désobéissance ouverte en Europe

Dans un communiqué, le Parti de gauche parle d’un vote "historique pour toute l’Europe qui ne pourra plus fonctionner comme avant." "Le peuple grec vient d’élargir de manière historique la brèche de désobéissance ouverte en Europe par Alexis Tspiras.", explique la formation politique hostile aux plans d’austérité et à l’Europe ultra-libérale.

"C’est le début de la fin de la zone euro"

De son côté, le Front national ne tarie pas non plus d’éloges sur le peuple grec et son Premier ministre. Dès samedi, la présidente du FN, Marine Le Pen, avait salué le "volontarisme" du Premier ministre grec, issu de la gauche radicale. "Même si nous sommes en désaccord sur l'Europe, on trouve chez lui ce que l'on ne voit chez aucun autre : il tire sa légitimité du peuple et il parle comme quelqu'un qui respecte la souveraineté populaire. Il devient le symbole du volontarisme en politique.", a-t-elle confié au Figaro.

Pour son bras-droit, Florian Philippot, "c’est le début de la fin de la zone euro". "On a démontré que l'Union européenne n'est pas irréversible, et c'est la première fois dans l'Histoire que cette machine infernale trouve un peuple face à elle soutenue par un gouvernement, pour le plus grand bonheur des peuples.", a-t-il déclaré sur BFMtv.

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