L'ancienne garde des Sceaux est d'accord pour soutenir l'ex-chef d'Etat dans son grand retour, mais pas à n'importe quel prix.
AFP

Nicolas Sarkozy pourra compter sur le soutien de Rachida Dati si, et seulement si il accepte de revoir la composition de son entourage. A quelques jours du retour annoncé de l’ancien président, l’ex-garde des Sceaux s’est en effet confiée sur ce sujet. Dans une tribune publiée mercredi dans le Figaro et intitulé "Nicolas Sarkozy : oui, mais….", l'ancienne ministre a dévoilé ses intentions.  "Cette ferveur quasi messianique qui entoure le retour de Nicolas Sarkozy a de quoi donner le tournis. Même à la Sarkozyste canal historique que je suis !", a-t-en commencé avant d’ajouter : Il "n’a jamais eu à douter de ma loyauté. Il le sait. Il sait aussi qu’il pourra toujours compter sur ma franchise". Et Rachida Dati d’affirmer : "Je persiste à croire qu’il est le meilleur d’entre nous".

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Il ne faut pas qu’il s’appuie "sur des professionnels de la politique"

Forte de ce préambule plutôt flatteur pour Nicolas Sarkozy, la maire du 7e arrondissement de Paris a poursuivi son texte en précisant qu’elle ne lui accorderait pas son soutien sans conditions. Selon elle, il est impératif qu’il tire une conclusion de son échec en 2012. "Lors de cette campagne, Nicolas Sarkozy a tout donné, mais au fil des mois il se battait de plus en plus seul (…) Certains ‘ténors’ de droite ne croyaient pas en la victoire de N. Sarkozy, tout en feignant le contraire. Espéraient-ils sa défaite?", a-t-elle regretté. Aussi, et pour éviter que ce scenario ne se reproduise en 2017, Rachida Dati préconise à l’ex-locataire de l’Elysée de "renouveler" son équipe "avec des élus locaux, méritants, ancrés dans le quotidien des Français, plutôt que de s’appuyer sur des professionnels de la politique, aux investitures reçues en héritage, par cooptation, ou parce qu’ils appartiennent aux bons réseaux".

Une condition également posée par Nadine Morano. "Aujourd'hui, c'est une nouvelle page qui s'ouvre, je ne le suivrai pas sans conditions", a récemment affirmé dans les colonnes de Marianne l’ancienne ministre chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle. "Il (Nicolas Sarkozy) sait que je lui porte de l'affection, mais quand je le vois aller chercher des gens qui lui crachent à la figure je ne vois pas l'intérêt", avait-elle expliqué avant de prévenir qu’elle n’hésiterait pas à "faire campagne contre lui" s’il "recommence ses conneries".

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