Un seul président a quitté délibérément ses fonctions sous la Ve République. Le cas est néanmoins prévu par la Constitution. 

Sous la Ve République, un seul président a démissionné avant la fin de son mandat, son second en l'occurence. Il s’agit de Charles De Gaulle, en 1969. L’homme du "18 juin" s’en est allé après l’échec du vote de son référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation.

Dans ce cas, l’article 7 al. 4 de la Constitution prévoit de faire assurer l’intérim du chef de l’Etat par le président du Sénat. C’est donc à Alain Poher, alors président de la chambre haute du parlement, que les pouvoirs présidentiels ont été confiés entre le 28 avril et le 20 juin 1969 (date de l’élection présidentielle anticipée qui a vu Georges Pompidou l’emporter).

De même en cas décès

La procédure est la même en cas de décès du chef de l’Etat. Sous la Ve République, seul Georges Pompidou est décédé avant le terme de son mandat, le 2 avril 1974. C’est une nouvelle fois Alain Poher qui a occupé l’Elysée jusqu’à l’élection de Valéry Giscard d’Estaing, le 27 mai qui a suivi.

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Néanmoins, en cas d’intérim, le président du Sénat ne bénéficie pas de la totalité des pouvoirs présidentiels. Ce dernier ne peut soumettre un projet de loi au référendum, prononcer la dissolution de l’Assemblée, ni procéder à une révision de la Constitution. Par ailleurs, si le numéro 2 de l’Etat est dans l’incapacité de remplacer le Président démissionnaire ou décédé, le gouvernement doit s’en charger agissant collégialement. 

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