Ce matin, c'est le syndicat enseignant FSU qui a, à son tour, quitté la table des négociations de la conférence sociale. Le dialogue social est-il rompu ?

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Nous sommes le second jour de la conférence sociale et déjà quatre syndicats ont claqué la porte. Aujourd’hui, c’est la FSU qui a tourné les talons peu de temps après l’ouverture des tables rondes.

La première fédération de l’Education nationale s’ajoute à la liste de ceux qui boudent la conférence sociale comptant déjà la CGT, FO et Solidaires. "Nous attendons que le gouvernement clarifie la manière dont il conçoit le dialogue social. Aujourd'hui nous ne pouvons pas être sur un dialogue social unilatéral" a indiqué Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.  

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Aujourd’hui, plusieurs tables rondes sur les thèmes de l’emploi, le pouvoir d’achat, le chômage ou l’éducation se sont tenues en compagnie du MEDEF et des syndicats dits "réformistes" (CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA).

Coup dur pour Hollande ?

Avec la menace formulée dimanche par le MEDEF de boycotter cette conférence et la désertion effective de quatre syndicats, que reste-t-il à l’exécutif comme marge de manœuvre ? Aujourd’hui Manuel Valls doit formuler une salve de propositions concernant le chômage de longue durée rejoignant ainsi celles faites hier par François Hollande axée sur l’apprentissage comme remède à l’inactivité. Le président a précisé que de nouvelles négociations sur ce thème auront lieu en septembre... Mais cela suffira-t-il à contenter tout le monde ?

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Comme ceci est souligné par Le Monde, le couple exécutif reste persuadé que les syndicats frondeurs rentreront dans le rang suite aux négociations. Une position qui contraste avec celle de la CGT qui a justifié son boycott ce matin sur les ondes d’Europe 1 accusant le gouvernement d’avoir cédé sur la pénibilité au travail. En outre, trois questions divisent fortement patronat et syndicats. Relevées par FranceTVInfo, le compte pénébilité, le pacte de responsabilité et l'assouplissement du code du travail sont autant de points de crispations qui empèchent l'exécutif de manoeuvrer pour trouver un accord avec les différentes parties. Comme nous le disions précédemment, cette troisième édition sous l'ère Hollande est particulièrement tendue.

 

 

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