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Alors qu'Emmanuelle Cosse est raillée sur Internet depuis jeudi pour avoir parlé de "san-abrisme", retour sur tous ces hommes politiques dont les fautes de français ont fait rire les internautes.
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Emmanuelle Cosse

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Depuis jeudi, Emmanuelle Cosse est la risée du web depuis qu'elle a parlé de "sans-abrisme" pour désigner le fait d'être sans-abri.

A la décharge du ministre du Logement, le mot "sans-abrisme" est bien utilisé dans des circulaires, dans des pays francophones et sur le dictionnaire de Wikipédia. Toutefois, ce terme n'est jamais utilisé en dehors des personnes intéressées par la question. Le mot trouverait son origine dans la traduction de l'anglais "homelesness" ou bien dans un néologisme visant à rajouter le suffixe -isme au mot "sans-abri". Dans les dictionnaires Larousse, Robert et de l'Académie française, le terme est cependant introuvable.

Najat Vallaud-Belkacem

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En février dernier, le ministre de l'Education nationale a commis deux erreurs dans un tweet  en voulant défendre la réforme de l'orthographe. Le ministre a donc écrit : "Bien qu'appliquée en 2008, je n'ai pas le souvenir que @Le_Figaro la (la réforme, Ndlr) critiquât. Instrumentalisation ?" 

Sauf que le ministre de l’Education nationale a commis deux fautes en moins de 140 signes. D’une part, Najat Vallaud-Belkacem a fait une rupture de syntaxe : "Bien qu’appliquée [la réforme] en 2008, je" ; il fallait écrire après la virgule "elle" ou "la réforme", sujet d’"appliquée". D’autre part, elle s’est trompée dans la concordance des temps : "Je n’ai pas le souvenir que Le Figaro la critiquât" ; il fallait écrire le(s) subjonctifs(s) "l’ait (ou l’eût) critiquée".

Myriam El-Khomri

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Interviewée par le journal Les Echos  en mars dernier, le ministre du Travail a fait une énorme faute d'accord, face caméra, en voulant faire l'éloge du journal économique. "Les Échos, en étant ministre de l'Emploi et du Travail, forcément c'est un des 'journals' (sic) que je lis beaucoup". Evidemment, la porteuse de la loi Travail aurait dû dire "un des journaux". Sur le site de l'Académie française est expliqué que dans le groupe "un des", "un" est un pronom et pas un déterminant. Il ne commande donc pas l'accord du nom qui suit.

Michel Sapin

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En avril 2014, Michel Sapin s'était fait remarquer à l"Assemblée nationale alors qu'il se livrait à la traditionnelle séance des questions au gouvernement. "L'endettement de la France n'a pas cessé de croisser", a-t-il lâché, inventant ainsi un néologisme à la place du verbe "croître".

Aurélie Filippetti

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En août 2013, le ministre de la Culture d'alors s'était attiré la foudre des internautes pour un message de soutien au journaliste Frédéric Haziza, contre lequel circulait une pétition d'extrême droite appelant à sa démission. Elle disait alors : "Soutien total a Frederic haziza dont les attaques ont des relans abjects d avant guerre".

En moins de 140 caractères, on dénombre ainsi pas moins de six fautes : l’absence d’un trait d’union, d’une apostrophe, d'une majuscule et de plusieurs accents, ainsi qu’une énorme faute au mot "relents", orthographié "relans" dans le tweet. Mais ce n’est pas tout, puisqu’Aurélie Filippetti a également commis une faute de syntaxe. En effet, ce tweet, ou du moins la façon dont il a été tourné, nous donne l’impression que c’est Frédéric Haziza qui s'est rendu coupable des "attaques aux relents abjets", et que la ministre apporte donc son soutien aux attaques commises par le journaliste.

Dans un tweet suivant, Aurélie Filippetti s'était dédouanée en expliquant qu'elle n'était pas l'auteur du message : "Merci à tous les amoureux de la Langue Française de leur vigilance vis-à-vis de mes collaborateurs."