A l'image de Jean-Luc Bennahmias, les outsiders des primaires sont souvent raillés voire ignorés. Pourtant, ils sont plus utiles qu'on le pense selon Europe 1

La comparaison l'a fait sourire. Jean-Luc Bennahmias, le Bourvil de la primaire de gauche ? Il faut dire que depuis le début de la campagne, bon nombre de téléspectateurs se demandent ce que vient faire ce trublion dans cette primaire. Et à travers lui, se demandent à quoi servent les petits candidats.

Disons-le d'emblée, non, les petits candidats ne sont pas inutiles aux débats. "D'abord parce que ce sont parfois eux qui, profitant de l'expertise que leur confère leur couleur politique ou leur parcours personnel, imposent un thème de campagne", indique Europe 1. Ainsi de François de Rugy, dont la présence a sans doute permis que des questions sur l'écologie soit posées aux candidats. Il a en outre pu recadrer le débat en reprenant par exemple les inexactitudes de Sylvia Pinel sur le nucléaire et l'indépendance énergétique de la France. Pendant la primaire de la droite, Nathalie Kosciusko-Morizet s'était elle emparée des questions relatives à la fin du salariat.

Ce sont souvent eux qui rendent les débats vivants

Les petits candidats donnent aussi une idée des rapports de force pendant les débats télévisés. Quand Sylvia Pinel, Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy défendent implicitement Manuel Valls en ne ratant pas une occasion de défendre le bilan de François Hollande, Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, eux, le taclent. Pour la primaire de la droite, c'était l'inverse qui s'était produit. Les petits candidats, Copé et NKM, étaient tombés sur Nicolas Sarkozy.

Comme ils n'ont rien à perdre mais tout à gagner, les outsiders adoptent une liberté de ton qui donne un peu d'air aux débats télévisés parfois trop techniques. L'exemple de Jean-Luc Bennahmias est sans doute extrême, mais Jean-François Copé avait par exemple détendu l'atmosphère en se moquant de sa propre bourde sur le prix d'un pain au chocolat.

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Enfin, la primaire permet surtout aux petits candidats de se faire un nom et d'avoir une tribune médiatique. Jean-Luc Bennahmias aurait ainsi avoué, selon Le Canard Enchaîné, n'avoir déposé sa candidature "que pour participer aux trois débats télévisés".

Vidéo sur le même thème : Jean-Luc Bennahmias, le Bourvil de la gauche

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