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La récente reconversion de Nicolas Sarkozy inquiète de nombreux journalistes du groupe Lagardère. Ils craignent un risque pour leur "crédibilité".
Pourquoi Nicolas Sarkozy inquiète beaucoup de journalistesAFP

C’est une reconversion inattendue. L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy va entrer au conseil de surveillance du groupe Lagardère, qui possède de nombreux médias, notamment Paris Match, le Journal du dimanche et Europe 1. Un choix qui a étonné de nombreux journalistes mais qui les inquiète aussi, comme ils l’ont fait savoir dans un communiqué publié mardi 3 mars. Les sociétés de journalistes et de rédacteurs du pôle "news" de Lagardère, qui regroupe les trois médias cités précédemment, écrit : "Dans un contexte de défiance généralisée vis-à-vis des médias et de suspicion de leur proximité avec les responsables politiques, nous nous inquiétons du risque que cette nomination fait peser sur notre crédibilité." 

"Proximité revendiquée entre Nicolas Sarkozy et Arnaud Lagardère"

Les journalistes rappellent que Nicolas Sarkozy est mis en examen "dans plusieurs affaires et doit être renvoyé devant le tribunal correctionnel en octobre prochain". Des événements qui seront au cœur de l’actualité et que devront traiter Paris Match, le Journal du dimanche et Europe 1. "Compte tenu de la proximité revendiquée entre Nicolas Sarkozy et Arnaud Lagardère, dirigeant du groupe, nous redoutons qu’il soit difficile pour nos rédactions de traiter cette actualité judiciaire en toute impartialité, dans le respect de la déontologie qui régit nos métiers", ajoutent les journalistes. Conséquence, les membres des différentes rédactions "réaffirment dès aujourd’hui avec force leur attachement à l’indépendance éditoriale et leur vigilance quant au traitement de l’information en dehors de toute pression".

L’arrivée de Nicolas Sarkozy et de Guillaume Pepy au conseil de surveillance de Lagardère a été annoncée à la fin du mois de février. Comme l’explique Ouest-France, cette décision s’inscrit dans une offensive d’Arnaud Lagardère pour conserver son contrôle sur l’entreprise. L’ancien président de la République et l’ancien patron de la SNCF sont, en effet, proches des intérêts du fonds souverain du Qatar, premier actionnaire du groupe Lagardère.

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