Après une semaine compliquée qui ne l'a pas vu être investi par le mouvement "La République En Marche" pour les législatives, Manuel Valls se livre ce dimanche 14 mai dans le JDD à des confidences sur Emmanuel Macron qu'il juge "méchant".
©AFP

Alors que Manuel Valls a offert ses services cette semaine à "En Marche !" pour les législatives, le nouveau pouvoir a tergiversé avant d'annoncer qu'aucun candidat ne serait investi face à lui mais qu'il n'y aurait pas d'investiture dans les rangs de la majorité présidentielle. L'ancien Premier ministre avait alors "salué" cette décision et précisé qu'il s'y présenterait en "homme libre". Mais Manuel Valls commente d'une toute autre manière cette semaine difficile dans le JDD ce dimanche 14 mai. "À la fin, il n’y a rien de magnanime dans cette histoire. On joue jusqu’au bout, on l’humilie, on l’isole pour finir par une solution de compromis. Mais ils l’ont fait de manière tellement appuyée que ça s’est retourné contre Macron. C’est devenu le cas Valls", estime l'ancien Premier ministre, en parlant de lui à la troisième personne.

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"Macron (...) n’a pas de codes donc pas de limites"

Manuel Valls se veut ensuite cinglant. Il livre une analyse de la personnalité du nouveau président en comparaison de celle de François Hollande : "Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe. Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n’a pas de codes donc pas de limites." Une confession pleine d'amertume qui souligne la tension qui perdure entre l'ex-Premier ministre et le nouveau président. Manuel Valls se veut ensuite plus consensuel en reconnaissant à Emmanuel Macron une "gestuelle du Louvre qui était très positive" lors de la soirée électorale de dimanche dernier. Il pointe néanmoins un "vrai désaccord" avec le nouveau président sur les questions d'identité et de laïcité. Manuel Valls confie avoir "réfléchi à arrêter" après sa défaite à la primaire socialiste fin janvier mais avoir estimé être nécessaire en ce moment de recomposition politique. "Je pense qu'on a besoin de moi au Parlement", a assuré l'ancien Premier ministre.

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