Claude Guéant a été placé la semaine dernière en garde à vue dans le cadre de l'affaire Tapie. Invité d'Europe 1 dimanche, il a indiqué que l'instruction dans ce dossier était un véritable "scandale d'État".

© AFP

Invité du "Grand rendez-vous", Claude Guéant n’y est pas allé de main morte pour qualifier l’instruction portant sur l’arbitrage Tapie. Se disant victime d’une machination orchestrée par le pouvoir socialiste, l’ancien ministre de l’Intérieur a laissé entendre que le couple exécutif orientait la justice dans le but de nuire à Nicolas Sarkozy.

"Un scandale d’État"

"Je suis venu pour parler d'un scandale d’État" a expliqué celui qui a été placé en garde à vue la semaine dernière au micro d’Europe 1. Évoquant l’existence d’un cabinet noir opérant depuis l’Elysée, Claude Guéant a ajouté : "nous savons aujourd'hui, qu'il y a au sein de l’État, une organisation qui est faite à coup de violation du secret de l'instruction et de l'enquête et à coup d'instrumentalisation de la justice pour dénigrer et détruire Nicolas Sarkozy et ses principaux collaborateurs". Sa théorie porte sur les archives versées au dossier dont il pense déceler un excès de zèle de la part de l’Élysée.

Lire aussi : Affaire Tapie : Claude Guéant placé en garde à vue

"Les policiers m'ont produit des archives qui appartiennent à Nicolas Sarkozy, données par la présidence actuelle, qui n'étaient pas versées aux archives nationales" ajoute l’ancien ministre qui dénonce une méthode "irrégulière" au regard du respect de la procédure. Pour lui, le timing de la sortie de l’affaire des "écoutes" à la veille des municipales accrédite la thèse de la "manipulation".

Ce dernier est convaincu de surcroît d’être la cible des services secrets. Il a ainsi affirmé avoir "la certitude que quand je voyage à l'étranger la DGSE m'observe".

L’Élysée contre-attaque

Ces accusations n’ont pas manqué de faire réagir l’Élysée. L’exécutif a indiqué dans un communiqué avoir "agi dans le strict respect de la loi et des réquisitions de l’autorité judiciaire". La présidence a ainsi souhaité "rappeler" à Claude Guéant que "dans le cadre de l’instruction suivie par le juge Tournaire et sur la demande expresse de ce dernier, elle lui a communiqué les seuls éléments d’information requis qui se trouvaient disponibles dans les services de l’Élysée".

Publicité
Sur RTL, Bruno Leroux a souligné la "paranoïa" dont ferait preuve Claude Guéant. "Quand, à la volonté de se défendre, on ajoute la paranoïa, ce ne sont peut-être pas les émissions de radio qui sont les meilleurs remèdes pour aller loin" a ajouté le président du groupe PS à l’assemblée qui en a profiter pour adresser une petite pique à Claude Guant. "Quand on veut faire disparaître et quand on ne veut pas donner ses archives, il peut y avoir un problème" a-t-il ajouté.

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité