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L'affaire Alexandre Benalla a mis en avant plusieurs personnalités jusque là plutôt discrètes dans les médias. Planet fait le point.
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Vincent Crase

Comme Planet vous l’expliquait peu après les révélations du Monde, Vincent Crase est également identifié sur les vidéos prises le 1er mai place de la Contrescarpe à Paris. Il était également employé par La République en Marche, côté sécurité pendant la campagne présidentielle au côté d’Alexandre Benalla. Ancien réserviste de la gendarmerie, il s’est reconverti dans la sécurité privée, explique BFMTV, et collaborait régulièrement avec l’Elysée jusqu’à l’éclatement de l’affaire.

Le porte-parole du palais, Bruno Roger-Petit a annoncé que cette collaboration était terminée et que Vincent Crase, après les évènements du 1er mai, avait lui aussi été mis à pied pendant 15 jours.

Tout comme Alexandre Benalla, il a outrepassé l’autorisation qui lui avait été donnée d’observer les forces de l’ordre. Vincent Crase été mis en examen pour "violences en réunion" et "immixtion dans l’exercice d’une fonction publique".

Patrick Strzoda

Le nom de Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, circule beaucoup depuis le début de l’affaire Benalla et encore plus depuis que les auditions ont commencé en commission parlementaire. C’est lui qui aurait autorisé Alexandre Benalla à partir en tant qu’observateur auprès des forces de l’ordre. C’est également lui qui aurait informé Emmanuel Macron des faits présentés dans la vidéo examinée par Le Monde. Enfin le dir' cabaurait sanctionné le collaborateur.

Patrick Strzdoa est vu par de nombreux observateurs comme le "fusible désigné ". "C’est lui qui va payer pour tous les autres" a ainsi estimé Olivier Faure le premier secrétaire du Parti socialiste.

Avant d’être nommé à l’Elysée, Patrick Strzoda a été préfet d’Île-de-France et de Cors. Il a 66 ans et pourra partir à la retraite dès octobre prochain.

Philippe Mizerski

La présence de Philippe Mizerski place de la Contrescarpe le 1er mai a interpellé car l’homme, surnommé dans un premier temps "’homme aux lunettes", a été repéré sur d’autres vidéos de manifestations. Les autorités ont rapidement confirmé à Buzzfeed qu’il s’agissait d’un commissaire de la Direction de l’ordre public et de la circulation. Jean-Luc Mélenchon a notamment fait savoir que c’est lui qui lui a intimé l’ordre de quitter la marche d’hommage à Mireille Knoll.

Or, le 1er mai, c’est Philippe Mizerski qui était chargé d’encadrer Alexandre Benalla rappelle 20 Minutes. Ce policier devrait être auditionné par les commissions d’enquêtes à l’Assemblée et au Sénat. "On lui a mis à disposition un major, ce qui montre que Benalla est officiellement pris en compte", a d'ailleurs indiqué au Monde David Le Bars, membre du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN).

Alain Gibelin

Alain Gibelin est le directeur de l’ordre public auprès de la préfécture de police. Lundi soir, il a été auditionné par la commission de l’Assemblée nationale, un moment au cours duquel certains de ses propos ont laissé entendre qu’Alexandre Benalla avait assisté à des réunions pendant la période de sa suspension, entre le 2 et le 18 mai.

L’Elysée a formellement démenti et ce mardi matin Alain Gibelin a envoyé une lettre à la présidente de la commission expliquant avoir mal compris les questions, rapporte Le Figaro. Cette volte-face ou cette correction fait dire à des députés de l’opposition qu’il a été victime de pression.

La présidente de la commission Yaël Braun-Pivet a fait part de son souhaite d’entendre à nouveau Alain Gibelin.

Maxence Creusat, Laurent Simonin et Jean-Yves Hunault

Maxence Creusat, Laurent Simonin et Jean-Yves Hunault ont été tous les trois mis en examen, en même temps qu’Alexandre Benalla et Vincent Crase, pour "détournement d’images issues d’une vidéo de protection et violation du secret professionnel". Ils sont soupçonnés d’avoir fourni à Alexandre Benalla des images de vidéosurveillance de la séquence qui le met en cause dans l’agression de deux manifestants du 1er mai. Ces images auraient été fournies le 18 juillet, peu après que Le Monde a dévoilé l’affaire.

Tous trois travaillant à la Direction de l’ordre public et de la circulation. Laurent Simonin est contrôleur général, Marence Creusat est commissaire, et Jean-Yves Henault est policier, chargé de faire la liaison entre la préfecture de police et l’Elysée.