Le Premier ministre Edouard Philippe peine à s'imposer face à un Emmanuel Macron omniprésent. Comme d’autres avant lui, il souffre d’un déficit de lumière…

Il n’est pas toujours facile d’exister médiatement en tant que Premier ministre quand un président capte toute l’attention. C’est un peu ce que vit actuellement Edouard Philippe, nommé à Matignon en juin dernier par Emmanuel Macron. La présidence Jupitérienne de ce dernier ne se limite pas à un adjectif et c’est le premier ministre qui en pâtit.

Alors qu’il avait plutôt réussi sa performance lors de l’Emission politique de France 2 en septembre, le sondage présenté à la fin a montré que la question la plus posée pendant la soirée était tout simplement : "qui est Edouard Philippe ?".

 

  

Avant d’être nommé Premier ministre, Edouard Philippe était surtout ‘’connu’’ pour être le maire du Havre et un soutien d’Alain Juppé. Jamais président de parti et plutôt discret : un choix stratégique d’Emmanuel Macron ?

François Fillon, Pompidou…

Edouard Philippe n’est en tout cas pas le premier Premier ministre à souffrir de l’hyper-présidentialisation de la Ve République. Avant lui, un certain François Fillon. A l’ombre de Nicolas Sarkozy, l’ancien député a été particulièrement malmené pendant le quinquennat, en dépit de son record de longévité au poste de chef de gouvernement.

L’ancien président avait alors lancé, comme le rappelle BFM, que François Fillon agissait en simple ‘’collaborateur’’ : "Le Premier ministre est un collaborateur et le patron, c'est moi".

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Plus en amont encore, George Pompidou aussi a eu beaucoup de mal à capter la lumière face à un De Gaulle imposant. Nommé en 1962 Premier ministre, il ne parviendra à s'illustrer vraiment qu'à partir de 1968 quand les événements de mai éclatent.

 Vidéo : L'idée farfelue pour booster la popularité d'Edouard Philippe

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