Le Parquet National Financier a demandé le renvoi en procès de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’affaire des écoutes téléphoniques. Vous n’y comprenez rien ? Planet vous explique. 

Poupées russes. L’affaire des écoutes téléphonique qui touche Nicolas Sarkozy est digne d’une série de matriochkas dont la dernière figurine s’est dévoilée cette semaine. Le Parquet National Financier de Paris a demandé le renvoi de l’ancien chef d’Etat en correctionnel pour "corruption active" et "trafic d’influence", rapporte Le Parisien.

Pour comprendre l’ensemble de l’affaire il faut remonter à 2013. A cette époque, la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy est soupçonnée d’avoir bénéficiée de financements libyens. L’ancien chef d’Etat est mis sur écoute pendant plusieurs mois.

La surveillances des lignes téléphoniques révèle plusieurs informations de taille et mène à une autre affaire : l’affaire Bettencourt. Ils était alors question d'un conflit d'interêt et de nouveaux  soupçons pesait sur la campagne de 2007. Cette fois, il était question de supposées enveloppes de la part de Liliane Bettencourt.

Dans le cadre de l’affaire Bettencourt

Au téléphone, et alors qu'ils sont sur écoute Nicolas Sarkozy et son avocat s'inquiètent notamment de la saisie des agendas du premier dans le cadre de l’affaire Bettencourt. Ils auraient alors cherché à obtenir des informations de la part d’un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Dans une conversation, Nicolas Sarkozy aurait notamment proposé d’intervenir en faveur du magistrat pour un nouveau poste. Surprise quelques jours après, l’ancien chef de l’Etat dit exactement le contraire. Selon les enquêteurs, Thierry Herzog et le mari de Carla Bruno ont compris qu’ils étaient sur écoute.

Les écoutes téléphoniques, que Le Monde a dévoilé, révèlent que Nicolas Sarkozy a utilisé de fausses identités pour ses téléphones dont celle de Paul Bismuth. Le Canard Enchainé a égalemen,t rapporté cette semaine que l’ancien président aurait en fait changé d’identité tous les trimestres et aurait notamment utilisé le pseudo de Gilda Atlan.

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Si finalement dans le cadre de l’affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non lieu, il a plus récemment été renvoyé devant le tribunal pour financement illégal de sa campagne 2012, autrement appelé l’affaire Bygmalion. Treize autres personnes sont également concernées.

Quant aux soupçons de financement illégaux de la campagne de 2007, seul Claude Guéant a pour l’instant été mis en examen rappelle Le Monde.

Vidéo sur le même thème : Les écoutes des présidents français sont "inacceptables", affirme Stéphane Le Foll

 

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